Alors, OpenAI. Tu te souviens de cette boîte qui disait que l’IA allait peut-être détruire l’humanité et qu’il fallait ralentir ? Ouais, moi aussi. Sauf que quand tu es à 730 milliards de valorisation et que ton concurrent Anthropic te souffle tes clients corporate, tu changes de disque. Vite. Du coup, le nouveau plan c’est : on double les effectifs, et on fonce tête baissée dans le marché des entreprises. Parce que les discours sur la sécurité, c’est bien, mais les contrats à plusieurs zéros, c’est mieux.
Sam Altman, le prophète de l’apocalypse devenu commercial en chef, a donc décidé de passer de 4 500 à 8 000 salariés d’ici la fin 2026. Le Financial Times, Fortune et The Decoder s’accordent sur ce chiffre, même si personne ne sait vraiment comment ils vont trouver tous ces gens. À moins d’aller piquer les ingénieurs de Google ou de faire du recrutement massif sur LinkedIn, ce qu’ils vont probablement faire.
Pourquoi cette soudaine boulimie de chair fraîche ? Simple : Anthropic. Oui, les mêmes qui publient des essais de 20 000 mots sur les risques existentiels tout en levant 10 milliards à 350 milliards de valorisation. Ces enfoirés ont réussi à se tailler une place de choix sur le marché des entreprises, un secteur où OpenAI pensait régner sans partage. Et visiblement, ça pique. Alors, plutôt que de réfléchir à une stratégie plus fine, la réponse d’OpenAI, c’est le bourrinage. Plus de gens, plus de code, plus de vente. La subtilité, c’est pour les losers.
Le truc marrant, c’est que cette annonce arrive pile au moment où tout le monde se demande si OpenAI a encore une longueur d’avance technique. Gemini de Google fait des siennes, les modèles open source progressent à vitesse grand V, et Anthropic tape juste sur le B2B. Du coup, doubler les effectifs, c’est peut-être la seule carte qui reste à jouer : noyer le problème sous une marée humaine. Sauf que recruter 3 500 personnes en moins de deux ans, dans un marché déjà en surchauffe, ça sent le désespoir plus que la stratégie. Tu imagines l’ambiance ? « Bonjour, voici votre onboarding, voici votre badge, et voici la roadmap pour rattraper Anthropic. Ah, et n’oubliez pas que l’IA pourrait nous tuer tous. Bonne journée ! »
Et puis, parlons argent. 730 milliards de valorisation, c’est joli sur le papier. Mais avec 12 milliards de pertes par trimestre, il faut bien que l’argent rentre à un moment. Le marché grand public de ChatGPT, c’est sympa, mais les entreprises, c’est là que les chèques sont gros. Sauf qu’Anthropic a déjà pris ses marques, avec une réputation (certes un peu hypocrite) de sérieux et de sécurité. OpenAI, elle, a la réputation de lancer des produits à moitié finis, de changer ses politiques de confidentialité comme de chemise, et d’avoir un patron qui tweete des conneries à 3h du mat’. Pas sûr que ça rassure les DSI de la Fortune 500.
Alors oui, doubler les effectifs, ça fait une belle ligne dans les communiqués de presse. Ça montre qu’on grandit, qu’on investit, qu’on est ambitieux. Mais en vrai, c’est surtout le signe qu’OpenAI est en panique. Ils voient Anthropic leur grignoter leur pré-carré, et leur réponse, c’est de jeter des corps dans la bataille. Une stratégie digne de la Première Guerre mondiale, mais avec des hoodies et du café artisanal.
La question maintenant, c’est : est-ce que 3 500 nouveaux salariés vont suffire à inverser la tendance ? Ou est-ce que c’est juste un pansement sur une jambe de bois ? Entre les défis techniques, la concurrence féroce, et la culture interne d’OpenAI (tu te souviens des démissions en masse l’année dernière ?), ça sent le coup de poker. Et Sam Altman, il joue avec l’argent des investisseurs. Comme d’habitude.
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