Microsoft rafle les cerveaux de l’Allen Institute pour sa folie du Super Intelligence

T’as déjà vu un gars qui achète une Lamborghini et qui se plaint que son scooter 50cc ne va pas assez vite ? C’est Microsoft, aujourd’hui. Pendant qu’OpenAI continue de leur fournir la moitié de leurs outils IA (et de leur coûter un bras en licences), Satya Nadella et sa bande décident de monter leur propre équipe de choc. Et pour ça, ils pillent l’Allen Institute for AI (Ai2), en embarquant Ali Farhadi, l’ex-PDG, et une flopée de chercheurs de l’Université de Washington. Tout ça pour peupler leur nouveau département « Super Intelligence », celui-là même que Mustafa Suleyman dirige depuis son arrivée de DeepMind. Parce que visiblement, dépendre d’OpenAI, ça commence à leur gratter.

Mais Microsoft ne se contente pas de rafler les cerveaux. Non, ils font aussi les poubelles. Ou plutôt, les data centers abandonnés. Bloomberg rapporte qu’ils ont récupéré un centre de données à Abilene, au Texas, que Oracle et OpenAI avaient laissé tomber. L’ironie ? Ce truc a été construit pour Oracle, puis OpenAI s’y est intéressé avant de se désister. Et maintenant, Microsoft le loue. Comme un symbole : on prend vos restes, et on va en faire quelque chose de mieux. Ou au moins, on va essayer.

Faut comprendre le contexte. Microsoft est coincé dans un mariage de raison avec OpenAI. D’un côté, Copilot et Azure OpenAI Service leur rapportent des milliards. De l’autre, ils doivent supporter les caprices de Sam Altman, les annonces à l’emporte-pièce, et cette dépendance qui pèse de plus en plus lourd. Alors ils construisent leur propre armée. Mustafa Suleyman, recruté l’an dernier, mène la danse avec cette équipe « Super Intelligence ». Et Ali Farhadi, un poids lourd de la recherche IA (le mec a co-fondé Ai2 et bossé sur des modèles comme VL-BERT), arrive avec sa bande pour donner du poids à l’affaire.

C’est quoi, le plan ? Probablement développer des modèles maison qui pourraient, à terme, remplacer ou compléter ce qu’OpenAI leur fournit. Moins de royalties, plus de contrôle. Et avec un data center sous le coude, même s’il est de seconde main, ils ont la capacité de calcul pour entraîner des monstres. Parce que dans cette course, le compute, c’est le nerf de la guerre. Oracle et OpenAI ont lâché l’affaire sur ce site ? Microsoft saute sur l’occasion. Pas regardant sur l’historique, visiblement.

Mais attention, ne t’emballe pas trop. Monter une « dream team » de chercheurs, c’est une chose. Produire un modèle qui rivalise avec GPT-5 ou ce qu’OpenAI mijote, c’en est une autre. Microsoft a déjà essayé avec leurs propres efforts avant Copilot, et le résultat était… mitigé. Maintenant, ils misent sur Suleyman et Farhadi pour faire la différence. Et pendant ce temps, OpenAI continue de leur vendre des licences à prix d’or. C’est un peu comme si tu payais ton concurrent pour qu’il te forme à le battre.

Le message est clair : Microsoft veut réduire sa dépendance. Ils raflent les talents, ils squattent les infrastructures, et ils préparent l’après-OpenAI. Est-ce que ça va marcher ? L’avenir le dira. Mais une chose est sûre : dans le monde de l’IA, les alliances sont aussi solides qu’un château de cartes par vent fort. Et Microsoft vient d’en souffler sur les siennes.

Tags : IA, Microsoft, Ali Farhadi, Allen Institute for AI, Super Intelligence


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