Oracle joue les casino avec l’IA : 30 000 emplois sacrifiés pour une dette de 50 milliards

L’IA, c’est le nouvel eldorado, tout le monde te le dira. Sauf que pour certains, c’est moins la ruée vers l’or que le dernier train à prendre, quitte à vendre la bagnole pour acheter le billet. Oracle en est l’exemple parfait : le géant du logiciel vient d’annoncer des licenciements massifs, jusqu’à 30 000 postes selon les sources, principalement aux États-Unis et en Inde. Pourquoi ? Pour financer son « pari IA », un gros coup de poker à 50 milliards de dollars de dette contractée pour construire des data centers. Résultat des courses : la valeur boursière a dégringolé de plus de 26 milliards cette année, et l’action a perdu 25%. Quand tu joues au casino avec l’argent de la dette, parfois la banque te reprend tout.

C’est quoi le plan ? Oracle, qui traîne derrière AWS, Azure et Google Cloud depuis des années, a décidé de rattraper le train en marche en misant tout sur l’infrastructure IA. Ils ont signé un contrat pharaonique avec OpenAI, un ordre de 455 milliards de dollars — oui, tu as bien lu, 455 milliards — pour fournir de la capacité de calcul. Problème : ce contrat est « garanti », mais comme tous les deals dans ce secteur, entre la signature et le cash qui rentre, il y a parfois un océan. Les analystes s’interrogent : est-ce que cet argent va vraiment matérialiser, ou c’est juste du papier pour rassurer les investisseurs pendant qu’on allume les licenciements ?

L’ironie, elle est savoureuse. Oracle, boîte qui brasse des milliards en logiciels d’entreprise, se retrouve à couper dans ses équipes pour payer les intérêts d’une dette colossale, avec des taux d’intérêt qui grimpent et une concurrence féroce. AWS, Azure et Google Cloud ne dorment pas, eux non plus. Ils investissent aussi, mais avec des trésors de guerre plus solides et moins de dettes. Oracle joue le tout pour le tout, mais si le jackpot IA ne tombe pas, ils risquent de se retrouver avec des data centers vides et une dette impossible à rembourser. C’est la version corporate d’un type qui hypothèque sa maison pour acheter des tickets de loterie.

Quant aux employés, ils paient les pots cassés. Des milliers de familles qui se retrouvent sur le carreau parce que la direction a décidé de suivre la hype à tout prix. Le communiqué parle de « pression sur les flux de trésorerie », mais en vrai, c’est un choix stratégique : on sacrifie l’humain pour la machine, littéralement. Oracle n’est pas le premier à faire ça — regarde les licenciements chez Meta ou Google ces dernières années —, mais l’ampleur est sidérante. 30 000 personnes, c’est pas une restructuration, c’est un tsunami.

Le secteur IA adore parler d’éthique et de responsabilité, mais quand il s’agit de business, les principes s’envolent vite. Oracle, comme d’autres, mise sur l’IA comme un sauveur, mais si le calcul est faux, ça va faire mal. Très mal. Pour l’instant, le marché vote avec ses pieds : -26 milliards de valeur, c’est un signal clair que les investisseurs sont sceptiques. Reste à voir si le pari fou va payer, ou si on va ajouter Oracle à la liste des boîtes qui ont brûlé des milliards pour courir après une mode. En attendant, si tu travailles chez eux, commence à mettre ton CV à jour.


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