DeepL révèle que les entreprises sont des cancres en IA linguistique

Ah, DeepL. La boîte qui a fait chier Google Translate pendant des années avec ses traductions moins robotiques. Ils viennent de publier leur rapport annuel, « Borderless Business », et le constat est cinglant : 83% des entreprises sont à la ramasse sur l’IA linguistique. Oui, 83%. Ça veut dire que sur 10 boîtes, 8,3 gèrent encore leurs traductions comme en 2010. Des workflows de merde, des processus manuels, des sales, du juridique et du support client qui bafouillent dans une langue de bois approximative. Et le pire, c’est que ces mêmes entreprises investissent des fortunes dans l’IA pour d’autres fonctions – marketing, finance, opérations. Mais pour le langage, c’est le désert. L’ironie, c’est que l’IA est partout, sauf là où elle pourrait éviter des procès, booster les ventes ou sauver la réputation. DeepL, dans son rôle de bon élève, sort des slides et des stats. Mais en vrai, ils pointent du doigt un truc plus profond : l’inertie corporate face à la vraie transformation. Les mecs achètent des licences ChatGPT pour faire des réunions plus fun, mais négocient un contrat international avec DeepL Translate en mode copier-coller. C’est du grand n’importe quoi. Le rapport est sorti le 10 mars, et il traîne sur le net depuis. Personne n’a l’air de s’en émouvoir. Pourtant, c’est un signal fort : l’IA, on en parle, on la vend, mais on l’intègre comme des pieds. DeepL, en bon opportuniste, montre la faille. Reste à voir si les entreprises vont bouger leur cul ou continuer à jouer les autruches. Je parie sur l’autruche.


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