Le CEO de Standard Chartered tente de faire machine arrière sur le remplacement des « capitaux humains de faible valeur »

Tu te souviens de ce petit bijou de la semaine dernière : Standard Chartered annonçait fièrement 8 000 licenciements, avec la promesse que l’IA ferait le job. Le CEO Bill Winters avait même trouvé la formule parfaite : remplacer des « capitaux humains de faible valeur ». Classe.

Hier, le même Bill Winters a soudainement perdu sa superbe. Il a tenté de reculer, expliquant que ses propos avaient été sortis de leur contexte. « Ce n’était pas subtil », a-t-il concédé, comme s’il découvrait que traiter ses employés de « valeur faible » n’était pas le meilleur moyen de faire passer la pilule.

Mais soyons honnêtes : la sémantique change, la stratégie reste. Les 8 000 postes supprimés, ils ne vont pas revenir. Le mal est fait, et les banquiers qui ont encore un bureau peuvent se demander s’ils font partie du « capital de faible valeur » ou non.

Et pendant que Winters fait son mea culpa, les concurrents prennent des notes. Barclays, Deutsche Bank, tout le monde y songe. La prochaine fois qu’un CEO parlera de « restructuration », on saura ce que ça veut dire en langage corporate.

Au fond, ce backtracking n’est qu’un pansement sur une plaie béante. Winters a juste compris ce qu’on savait déjà : traiter les humains de « capitaux de faible valeur », ça ne passe pas. Mais remplacer des milliers de salariés par des algorithmes, ça, ça passe encore très bien. À condition de le dire avec un sourire.


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