C’est un grand classique de la gestion de crise version 2026 : ta boîte annonce 2 000 licenciements pour cause d’intelligence artificielle, mais quand il s’agit de prévenir les employés chinois, paf, le mot « IA » disparaît des emails comme par enchantement.
WiseTech, le logisticien australien coté à l’ASX, a commencé à informer ses troupes qu’elles vont se faire virer. Rien de neuf sous le soleil : la direction assume que l’IA permet de faire le même boulot avec moins de monde. Sauf que, détail qui tue, les salariés basés en Chine n’ont pas eu droit à cette explication. La raison invoquée par les syndicats ? Une affaire judiciaire contre une autre entreprise dans le pays qui a mal tourné quand le mot « IA » a été prononcé. Du coup, WiseTech préfère jouer profil bas plutôt que de risquer un procès.
2 000 postes supprimés, 30 % des effectifs, toujours pas de nouvelles pour les concernés après trois mois d’attente. La direction a promis que les licenciements seraient « gérés avec respect et transparence ». On voit le niveau de transparence : même le mot-clé principal passe à la trappe selon la zone géographique.
Pendant ce temps, Meta aussi taille dans ses effectifs pour financer ses folies IA. Des milliers d’employés ont reçu une notification de licenciement, avec le même argumentaire : « on optimise, on devient plus efficace ». Et toc, l’IA qui coûte des postes, sans que personne ne sache vraiment si le jeu en vaut la chandelle.
Ce qu’il faut retenir : les boîtes invoquent l’IA pour justifier des plans sociaux, mais dès que le mot fâche, il disparaît. Monsanto, pardon, WiseTech et Meta, main dans la main pour nous rappeler que derrière « l’efficacité » et « l’optimisation », il y a des vies qui basculent. Et toi, tu crois encore que l’IA est là pour t’aider à faire ton café ?
Sources :
Comments are closed