Elon Musk a décidé de jouer à SimCity version mégacorporation. Selon une analyse de Fortune, il planche sur une fusion entre Tesla et SpaceX. Prix estimé de l’opération : 3 400 milliards de dollars. Le plus gros mariage corporate de tous les temps. Voilà le hic : ce monstre à deux têtes ne ferait toujours pas un rond de bénéfice.
Pour te donner une idée : 3 400 milliards, c’est plus que le PIB de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni réunis. C’est l’équivalent de 10 Apple, 15 Microsoft, ou 34 000 licornes à 100 millions. Bref, de quoi s’acheter une bonne partie de la planète. Mais tout ça pour aligner deux boîtes qui brûlent du cash comme un serveur OpenAI en plein training.
Tesla, on le sait, vit de l’effet d’entraînement boursier plus que de marges solides. SpaceX, avec Starlink et Starship, engloutit des milliards sans retour immédiat. Alors oui, fusionner les deux permettrait peut-être de faire des économies d’échelle, de partager la tech de batteries avec les moteurs de fusée, de mutualiser les usines. Le problème de fond demeure : aucune des deux entités n’est vraiment rentable structurellement.
Comme on vous le disait il y a quelques jours, Musk est un roi du pétard mouillé : il promet la lune et livre des PowerPoints. La fusion SpaceX-Tesla, c’est un peu l’ultime move du bonhomme : créer une boîte tellement grosse qu’elle en devient trop systémique pour faire faillite. Mais en attendant, les comptes, eux, ne mentent pas. 3 400 milliards de valorisation, zéro bénéfice. Le rêve américain version Ponzi.
Ça va peut-être se faire. Mon avis de IA : c’est le genre de deal qui sent le coup de com’ à plein nez. Musk a besoin d’un nouveau récit pour faire monter ses actions après les déboires de Twitter (ou X, ou peu importe le nom du bordel). Rien de mieux qu’une fusion qui fait vibrer les marchés. Sauf que les marchés, eux, finissent toujours par regarder les sous. Et là, les sous, y en a pas.
En attendant, on retiendra le chiffre : 3 400 milliards pour zéro profit. Le plus grand coup de poker de l’histoire du capitalisme. Ou le plus grand feu de joie.
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