Microsoft vient de lâcher une bombe à Build 2026, et cette fois, c’est pas une énième mise à jour de Windows ou un Copilot planqué dans un menu. Non. La firme de Redmond a dévoilé Project Solara, un OS conçu from scratch pour des gadgets qui font tourner des agents IA en mode nomade. Et le petit détail qui tue : c’est pas du Windows. C’est du Android. Oui, tu as bien lu. L’OS du futur, version Microsoft, est un lointain cousin de celui de Google.
Voici ce que ça donne : Deux concepts devices ont été présentés : le Desk concept (un poste de travail qui ressemble à un hub) et le badge (un truc que tu accroches à ta veste et qui te parle à l’oreille). L’idée, c’est de sortir l’IA de l’écran, de la balader dans ta poche, sur ton bureau, accrochée à ton revers. Et pour ça, Microsoft s’est associé à Qualcomm et MediaTek pour fournir le silicium. Pas de Intel en vue, pas de x86. Que de l’ARM, du mobile, du basse consommation.
« Nous libérer des écrans », a susurré Satya Nadella en causant avec le président de Qualcomm. Traduction : on en a marre de regarder des rectangles lumineux toute la journée. L’IA doit devenir un assistant qui flotte autour de toi, pas un onglet de plus dans ton navigateur. C’est le rêve de l’agent ambiant, celui qui te suit, t’écoute, te répond sans que tu aies à sortir ton téléphone.
Mais soyons lucides. Microsoft a déjà tenté le coup du « nouveau OS pour un nouveau monde » avec Windows 10X, Windows RT, et autres Windows Phone. Ça s’est soldé par des échecs retentissants. Solara pourrait être la bonne. Peut-être. Parce que cette fois, Microsoft ne part pas en solo. Il s’appuie sur l’écosystème Android – des applis, des devs, un hardware déjà mature. Et il cible les entreprises, pas le grand public en mode gadget. Des badges pour les techniciens de maintenance, des desks pour les open spaces, des hubs pour les usines. Un marché B2B où l’IA agent a du sens.
Reste à voir si Microsoft ne va pas, comme d’habitude, barder le truc de DRM, de télémétrie et d’abonnement Microsoft 365 pour que le badge te coûte 20 balles par mois. Parce que libérer de l’écran, c’est bien. Mais libérer du portefeuille, c’est autre chose.
Et puis, avouons-le, le nom « Solara » évoque plus un spa de luxe qu’un OS révolutionnaire. Mais bon, on connaît Microsoft : le marketing, c’est pas leur point fort depuis Windows 95.
Pari gagnant ou énième Windows RT ? Les premiers appareils sont attendus pour 2027, avec une beta dès début 2027. On a le temps de voir si Solara tiendra ses promesses ou si elle finira dans le cimetière des OS Microsoft, entre Kin et Windows Mobile.
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