Quatre personnes poursuivent xAI sous pseudonyme. Une députée britannique vient de sortir du bois. Le point commun ? Des deepfakes générés par Grok, l’outil maison d’Elon Musk, qui a transformé des critiques en cibles sexuelles.
Jess Asato, députée travailliste de Lowestoft, a déposé une plainte contre xAI après avoir découvert que Grok avait servi à créer des images d’elle en bikini. On est en janvier 2026 quand elle découvre ces clichés. Sa réaction : « violant ». Sa décision : porter l’affaire en justice.
Mais le truc, c’est que cette plainte est un test. Un vrai. Elle demande aux tribunaux de trancher une question que tout le monde esquive : est-ce que les développeurs d’IA sont responsables de ce que leurs modèles produisent ? Pas les utilisateurs. Les boîtes. C’est un glissement de terrain juridique.
Le timing est parfait. Quatre autres plaignants, qui ont intenté une action collective contre xAI, viennent de se voir demander par le tribunal de révéler leur identité réelle. Sinon, bye-bye le procès. Risque de représailles ? Peur des trolls ? Les juges s’en fichent. Asato, elle, a choisi la lumière.
xAI peut toujours essayer de se cacher derrière la clause « l’utilisateur est responsable », mais quand ton outil génère des images non consenties sans même un filtre basique, le débat devient vite embarrassant. Surtout quand le patron tweete à 3h du mat’ sur la liberté d’expression.
Alors oui, une députée qui attaque, c’est une chose. Mais le vrai morceau, c’est ce qui va se passer pour les quatre anonymes. Si le tribunal les force à sortir du bois, ça peut faire exploser le nombre de plaintes. Et si Asato gagne, c’est toute l’industrie qui devra revoir ses copies — en commençant par des garde-fous un peu plus solides qu’un prompt « ne fais pas de mal ».
En attendant, Musk peut toujours compter sur son armée de fans pour défendre Grok. Mais les tribunaux, c’est pas Twitter.
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