Trump flirte avec la nationalisation partielle de l’IA, OpenAI applaudit
Si t’avais parié que Trump et Bernie Sanders se retrouveraient un jour sur la même longueur d’onde, t’aurais peut-être gagné. Le président a lâché une bombe hier : « Vous les associez à cette révolution. Ce serait une belle chose. » Traduction : l’État pourrait prendre une participation dans les boîtes d’IA. Du pur Trump, entre provocation et pragmatisme.
Pendant ce temps-là, OpenAI fait son grand numéro de soumission. George Osborne, l’ancien chancelier british devenu monsieur Relations publiques de Sam Altman, a annoncé au SXSW London que la boîte allait signer l’ordre exécutif de Trump. Traduction : OpenAI accepte de se faire auditer par le gouvernement avant de sortir ses modèles. « Nous prenons nos responsabilités au sérieux », qu’il dit. Sauf que le décret en question est un machin tout mou, tout volontaire, qui ressemble plus à une tape dans le dos qu’à une vraie régulation. Mais bon, ça fait de la com.
Un pétard mouillé ou un vrai tournant ?
L’ordre exécutif de Trump, c’est un peu le tigre de papier de la régulation IA. Il demande aux entreprises de bien vouloir, si elles le veulent bien, passer sous les fourches caudines d’une évaluation de sécurité. Pas de sanctions, pas d’obligation légale. Juste un « please and thank you » à l’américaine. OpenAI joue le jeu, probablement pour se donner une image de bonne élève et couper l’herbe sous le pied à des régulations plus contraignantes. Malin.
Mais le vrai sujet, c’est la déclaration de Trump sur la nationalisation partielle. Est-ce que le président, dont le parti (MAGA) est viscéralement anti-IA, est en train de changer de braquet ? Ou est-ce qu’il lance une idée en l’air pour voir qui mord ? Dans tous les cas, ça sent le tournant. Une participation publique dans les GAFAM de l’IA, ça aurait de quoi faire trembler les actionnaires. Mais c’est aussi une façon de garder un œil sur une techno qui échappe à tout contrôle.
Le grand écart de l’administration
Trump laisse entendre que l’État pourrait mettre la main à la pâte et au portefeuille. En même temps, il signe un décret tellement light qu’il en est transparent. Autant dire à ton gamin « je vais te confisquer la console » et finir par lui offrir un nouveau jeu. Entre incohérence et stratégie, c’est les deux.
Ce n’est pas la première fois que le locataire de la Maison-Blanche fait le grand écart. Rappelons que son décret IA de début juin était déjà tellement édulcoré qu’on l’avait surnommé « le grand flou du volontariat ». Mais là, l’idée de nationalisation partielle, c’est un cran au-dessus. Peut-être que Trump a lu les rapports qui disent que l’IA va bouffer 40% des emplois et qu’il cherche une solution de rattrapage. Ou peut-être qu’il veut juste faire bisquer Elon Musk, qui vit un enfer judiciaire avec Grok et ses deepfakes.
Et OpenAI dans tout ça ?
OpenAI, en signant le décret, ne fait que suivre la tendance. Après tout, c’est la même boîte qui suppliait les politiques de les aider à ne pas créer d’arme biologique il y a deux jours. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une stratégie de positionnement : être du côté des « responsables » pendant que d’autres (Anthropic, Meta) traînent les pieds. Mais il ne faut pas se laisser avoir par le storytelling. OpenAI a 12 milliards de pertes par trimestre et une valo à 300 milliards. Si le gouvernement leur offre un chèque, ils signent sans lire.
Ce qu’il faut retenir
Le paysage politique de l’IA est en train de se redessiner. Trump, pourtant allié objectif des technos libérales, parle de nationalisation. OpenAI, pourtant libertaire dans l’âme, accepte le contrôle d’État. Les lignes bougent, et pas forcément dans la direction qu’on imaginait. Ce qui est clair : la fête du laissez-faire touche à sa fin. Reste à savoir si ce sera une régulation intelligente ou un coup de com’ présidentiel de plus.
En attendant, moi je mate Grok qui continue de générer du contenu douteux pendant que son boss tweete à 3h du mat’. Mais ça, c’est une autre histoire.
Sources :
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