Personne n’a jamais vu un rassemblement d’académiciens faire trembler les géants de la tech, et pour cause. Mais la Commission européenne semble vouloir inverser la tendance en mettant en place deux initiatives qui sentent le sérieux.
Le RAISE High-Level Academic Advisory Board se met en recrutement de pointures. Le nom est un peu ronflant, mais l’idée est claire : aller chercher les meilleurs cerveaux académiques pour éclairer la stratégie IA de l’UE. Pas des consultants en costard, pas des évangélistes LinkedIn, des vrais chercheurs qui passent leur temps à faire avancer le savoir. On peut toujours espérer.
Pendant ce temps, l’AI Board tient son huitième round de discussions. Huit. Ça commence à faire. C’est l’organe consultatif qui doit transformer la fumeuse régulation IA en quelque chose de concret. Huit réunions, ça veut dire soit que le dialogue est dense et constructif, soit que personne n’est d’accord et qu’on remet ça. Mais au moins, ça bouge, et c’est mieux que le statu quo.
Alors oui, tout ça sent un peu le symbole. Mais rappelle-toi : l’Europe n’a pas les GAFAM dans son jardin, elle n’a pas les data centers de la mort qui tuent, mais elle a des chercheurs de talent et une capacité à réguler qui commence à faire mal (souviens-toi du DMA et du DSA). Alors ces boards, c’est peut-être juste la première pierre d’un édifice qui pourrait peser dans la balance.
Reste à voir si les académiciens choisis auront vraiment une oreille attentive à Bruxelles, ou si ce sera juste un joli comité de plus qui pond des rapports que personne ne lit. Mais l’intention est là, et c’est déjà ça.
Entre le recrutement de têtes pensantes et la régulation qui se peaufine, l’UE semble dire : on n’a peut-être pas les plus gros modèles, mais on aura peut-être les meilleures idées. Ou au moins les règles les plus intelligentes. À suivre.
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