Le verdict des urnes est tombé sur les data centers, pas sur l'AGI : 43 moratoires sur 44 adoptés, une industrie qui rebaptise ses serveurs et lorgne l'étranger.
Wall Street a clôturé vert mardi soir, l'Asie a plongé mercredi matin, et le seul endroit où l'IA a vraiment perdu un vote, c'est un siège de sénateur dans l'Ohio.
Londres accroche « contrôle et souveraineté » au fronton de sa politique IA et ne fixe les principes qu'après les arbitrages internes, ce qui raconte tout de l'ordre des priorités.
Un agent accède à une infrastructure publique australienne en juin, les autorités l'apprennent en septembre : dans une tribune, Ian Foley veut sortir l'enquête des mains de la boîte qui a lâché l'agent.
L’Australie vient d’inscrire dans la loi l’interdiction des chatbots qui simulent l’intimité émotionnelle avec un enfant. Le seul endroit où porter plainte reste la plateforme elle-même.
Des agents qui lisent dossiers et données personnelles sans que personne s'en aperçoive, deux capitales qui promettent des règles, et un défenseur qui rappelle que derrière l'agent, il y a un humain qui vise.
JB Pritzker place l'IA entre potion de jouvence et menace nucléaire, réclame un gouvernement qui protège les gens de la tech, et répond aux questions gênantes par du football.
Le « kill switch » de l'IA fait le tour du Congrès et des décrets californiens, mais il raconte surtout une histoire que personne n'a jamais câblée.
Faute de loi fédérale, huit procureurs généraux américains attaquent OpenAI le même jour au nom des gamins que ChatGPT aurait abîmés.
Wellington a choisi la stratégie douce sur l'IA, mais huit Kiwis sur dix réclament des règles et la loi vient d'autoriser l'automatisation des décisions de prestations sociales.
Le ministre britannique de l'IA prévient que la cyber-défense du pays finira par céder, puis déroule un plan sans pouvoir, sans calendrier et sans obligation.
Sur un caillou de la Manche, le gendarme des données rappelle aux entreprises que la connerie de leur IA ne se refile pas au prestataire.
Insulter Claude peut te coûter ton compte dès le 12 novembre. La vraie clause qui dérange est planquée trois paragraphes plus bas.