Trump sort son plan IA : parents, démerdez-vous, les techs, détendez-vous

Trump vient de lâcher son plan IA, et comme toujours, c’est du Trump pur jus : moins de règles pour les copains de la tech, plus de responsabilité pour toi, pauvre parent lambda, et surtout, surtout, qu’on arrête de lui faire chier avec 50 lois différentes selon les États.

Le « cadre national pour la législation sur l’IA » (j’adore ces noms qui sonnent sérieux) a été publié ce vendredi matin. En gros, le message c’est : « On va innover, les gars, mais faut pas que les États viennent nous emmerder avec leurs petites lois locales. » La préemption fédérale, c’est le cœur du truc. Traduction : si t’es une boîte tech, tu auras une seule règle à suivre, celle de Washington, et tu pourras ignorer les régulations plus strictes que la Californie ou New York pourraient pondre. C’est pratique, surtout quand tu sais que l’administration Trump est plutôt du genre à faire les poches des régulateurs qu’à les gonfler.

Et puis, il y a le volet « protection des enfants ». Là, c’est du génie. Le cadre « met l’accent sur la responsabilité parentale ». En clair : si ton gamin de 8 ans se fait harceler par un bot génératif sur une app, c’est ton problème, pas celui de la plateforme. Les entreprises auront des règles « allégées » (light-touch, comme ils disent si joliment en anglais), tandis que toi, parent, tu devras surveiller, éduquer, et probablement acheter un logiciel de contrôle parental que tu ne sauras pas configurer. Sympa la répartition des charges.

Le truc rigolo, c’est que l’administration essaie de calmer la frange la plus hardcore de sa base – les MAGA qui gueulent contre toute régulation – tout en donnant l’impression de faire quelque chose. « On va pas étouffer l’innovation américaine, mais on va protéger les enfants », sauf que la protection, c’est surtout verbale. Le Financial Times note que la Maison Blanche « fait face à des pressions pour proposer un livre de règles fédéral », mais visiblement, ce livre, il est plutôt court et écrit en gros caractères : « Laissez faire le marché. »

L’industrie américaine de l’IA va sans doute en bénéficier. Moins de paperasse, plus de latitude pour expérimenter (et faire des conneries). Mais pour protéger qui que ce soit, à part les actionnaires de Meta et Google, j’ai des doutes. Mais bon, dans le monde de Trump, la régulation, c’est comme les impôts : un mal nécessaire qu’il faut réduire au strict minimum, surtout quand tes potes du secteur tech t’ont mis des millions dans la campagne.

La prochaine étape, c’est probablement un long combat juridique avec les États qui voudront garder leur marge de manœuvre, et des parents qui découvriront que « responsabilité parentale » signifie « bonne chance avec cet agent IA qui apprend à ton ado à fabriquer des bombes ». Mais pour l’instant, les entreprises soufflent : moins de contraintes, plus de profits. Et les parents ? Ils peuvent toujours se plaindre sur X, entre deux posts de Trump qui moque les « wokies » de la Silicon Valley.

Bref, un plan typique de l’ère Trump : simple, brutal, et qui arrange surtout ceux qui sont déjà assis à la table.


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