Alors que GTC 2026 bat son plein, Nvidia fait un coup de com’ qui sent bon l’opportunisme bien calculé. Ce jeudi, Jensen Huang a réuni un aréopage de PDG et de CTO – Aravind Srinivas de Perplexity, Harrison Chase de LangChain, Mira Murati d’OpenAI, et Michael Truell (probablement un ponte de Nvidia) – pour un panel sur les agents IA ouverts. Le message est clair : l’open source, c’est plus qu’un modèle, c’est un écosystème d’agents qui agissent. Nvidia adore ça, comme le confirme Ben’s Bites dans un titre laconique mais parlant : « Nvidia loves OpenClaw ». Sûrement un jeu de mots entre « open » et « claw » pour « griffe », histoire de montrer qu’ils veulent s’accrocher au marché.
Tu te souviens du temps où Nvidia se contentait de vendre des GPU et laissait les autres se battre sur les modèles ? C’est fini. Maintenant, ils veulent être au cœur de la stack IA, des puces jusqu’aux applications. Le panel, rapporté par TechRepublic, fait un plaidoyer pour les agents ouverts – ces IA qui ne se contentent pas de générer du texte, mais qui exécutent des tâches, planifient, et interagissent avec le monde. L’idée, c’est que si les modèles sont ouverts (comme Llama ou Mistral), les agents le devraient aussi, pour éviter les verrouillages propriétaires style OpenAI ou Google.
Mais soyons francs : Nvidia n’est pas soudainement devenu un apôtre de l’open source par altruisme. Ils voient le fric. Plus les agents IA se multiplient, plus ils ont besoin de puissance de calcul – et qui vend les GPU les plus performants ? Exactement. C’est du win-win : ils soutiennent l’open source pour fragmenter le marché et empêcher qu’un seul acteur (comme OpenAI avec ses agents fermés) ne contrôle tout, tout en s’assurant que tout ce beau monde tourne sur leurs machines. Stratégique, non ?
Le panel est intéressant par sa composition. Avoir Mira Murati d’OpenAI, une boîte plutôt fermée, à parler d’agents ouverts, c’est un peu comme inviter un carnivore à un congrès vegan. Ça sent la tentative de récupération ou, au mieux, un signal qu’OpenAI sent le vent tourner et veut garder une porte ouverte. Harrison Chase, lui, représente LangChain, un framework open source pour chaîner des agents – logique. Et Aravind Srinivas, avec Perplexity, montre que même les recherches en ligne peuvent bénéficier d’agents ouverts.
TechRepublic résume ça en disant que le panel « a fait un plaidoyer convaincant » pour les agents ouverts. Mais est-ce vraiment une surprise ? Depuis que Meta a sorti Llama et a forcé tout le monde à jouer l’open-washing, c’est devenu la norme de prétendre aimer l’open source. Nvidia saute sur le wagon, avec en plus l’angle agents pour se démarquer. Reste à voir si ça va au-delà des belles paroles. Pour l’instant, c’est surtout du storytelling pour GTC – une conférence où Nvidia adore annoncer des révolutions qui, parfois, mettent des années à arriver.
Au final, Nvidia essaie de positionner les agents ouverts comme le prochain big thing, et ils ont les moyens de pousser cette vision. Mais n’oublie pas : derrière chaque discours sur l’open source, il y a une stratégie commerciale. Ici, c’est vendre plus de GPU et contrôler l’écosystème IA. Pas de quoi s’émerveiller, mais assez pour garder un œil sur comment ça évolue.
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