Altman lâche 5 % d’OpenAI aux États-Unis

T’as déjà offert 5 % de ta boîte à ton pote le plus riche pour qu’il arrête de te regarder de travers ? Sam Altman, lui, vient de le faire. Et pas à n’importe qui : à l’oncle Sam himself.

Selon le Financial Times, OpenAI a proposé de céder 5 % de son capital au gouvernement américain, dans le cadre d’un futur fonds souverain dédié à l’IA. Altman appelle même ses concurrents à emboîter le pas. Ça a l’air beau comme ça, un geste patriotique, une redistribution des bénéfices de l’IA au peuple américain. Mais on flaire l’opération de com’ bien rodée.

Comme évoqué hier, OpenAI n’hésite pas à lâcher du lest quand il s’agit de garder la main. Avec les tensions politiques qui montent autour de la concentration de l’IA, cette proposition sent le check de prévention. En filant un morceau du gâteau, Altman s’assure que le gouvernement le laisse tranquille. Pas de régulation frontale à l’européenne, non : du donnant-donnant. Sympa, mais ça sent le précédent dangereux.

Ce que ça révèle, c’est surtout le rapport État-industrie aux États-Unis. Altman esquisse un deal de gentlemen : 5 % pour éviter les emmerdes. Pendant que l’Europe sort l’AI Act et ses amendes, Altman propose un ticket d’entrée dans le cercle très fermé des décideurs. Et si ça marche, il faudra se préparer : le fonds souverain va bientôt frapper à la porte de toutes les startups IA. Et il faudra payer, cash.

Alors, bonne affaire pour le contribuable américain ou simple génuflexion déguisée ? Ce qui est clair, c’est qu’Altman n’a pas attendu que l’État vienne lui demander. Il a devancé l’appel. Et ça, c’est tout un art.


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