Le WEF mise sur l’IA et le quantique pour sauver l’économie planétaire

Le World Economic Forum a encore frappé. Cette année, les grands prêtres de Davos ont décidé que l’IA et le quantique allaient remettre l’économie mondiale sur les rails. Parce que, clairement, les plateformes collaboratives et les ateliers de pensée positive n’avaient pas suffi à sauver le capitalisme.

Mais l’adoption cache ses propres pièges. Jonas Prising, le big boss de ManpowerGroup (ceux qui placent des gens dans des jobs, au cas où tu vivais dans une grotte), a tempéré l’enthousiasme ambiant. Selon lui, l’adoption de l’IA ne se fera pas en claquant des doigts. Faut former les gens, les rassurer, leur éviter de finir au chômage technique. Pas très glamour, tout ça.

Le WEF veut du lourd, du disruptif, du révolutionnaire. Pendant ce temps, Prising rappelle que derrière chaque algorithme, il y a des humains qui risquent de se prendre une gamelle. L’IA, c’est génial pour la croissance, mais encore faut-il que les travailleurs ne soient pas laissés sur le carreau.

Alors, le Forum va-t-il enfin passer des discours aux actes ? Ou est-ce qu’on va encore se farcir des communiqués pompeux pendant que les technos transforment le monde en accéléré ? Le quantique, c’est joli, mais si personne ne sait l’utiliser, ça reste de la physique de salon.

Prising ne dit pas qu’il faut ralentir. Il dit qu’il faut embarquer tout le monde. Et il a raison. Mais on connaît la chanson : les promesses de Davos ont la fâcheuse tendance à s’évaporer dès que les caméras s’éteignent.

Cette année, le WEF a le choix : devenir un véritable accélérateur de transition, ou rester un club de discussion pour happy few. L’IA et le quantique, c’est la fusée. Mais sans équipage formé, elle décolle pour rien.


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.