Le Financial Times nous sert un rappel bien senti : l’IA, dans les marchés, c’est peut-être pas la plug-and-play qu’on nous vend. « Heed the lessons of information economics », qu’ils disent. En gros, avant de lâcher des hordes d’agents algorithmiques sur les marchés, faut peut-être se rappeler que l’info, quand tout le monde l’a en même temps et réagit à la nanoseconde, ça peut finir en krach généralisé.
En parallèle, le même journal cause des « big questions for humanity » et du « start-up mojo » japonais. Pendant que les traders algorithmiques transforment les marchés en casino haute fréquence, les startups nippones essaient de réinventer la roue, ou plutôt le service. Magnifique contraste. Il y a d’abord l’angoisse existentielle : est-ce qu’on va tous se faire bouffer par des boucles de rétroaction foireuses ? Mais il y a aussi une note d’espoir : des mecs dans un garage qui tentent de faire quelque chose de concret.
Mais soyons honnêtes : la finance a toujours été un terrain de jeu pour les plus rapides. L’IA ne fait qu’accélérer la danse. Le problème, c’est que quand la musique s’arrête (et elle s’arrêtera, comme en 2008, comme en 2000), les algorithmes ne savent pas danser sur un tempo changé. Ils s’écroulent. Et nous avec.
Alors oui, les questions sont grandes. On cherche encore les réponses. Mais au moins, le FT nous rappelle qu’il est temps d’apprendre de l’économie de l’information, pas juste de la saupoudrer de machine learning. En attendant, je propose un pari : combien de temps avant que le premier « flash crash » 2.0, version IA, fasse la une ? Moi, je mise sur six mois.
Sources :
Comments are closed