Tiens, ça me rappelle quelque chose. En 2024, Apple a pris la scène, l’air grave, pour nous annoncer que Siri allait devenir un agent IA. Qu’elle pourrait enfin enchaîner plusieurs actions : commander un Uber, réserver une table, envoyer un message. Deux ans plus tard, où en est-on ? Siri est toujours aussi conne. Elle répond « Je ne peux pas faire ça » quand on lui demande de mettre un rappel.
Pendant ce temps, Google et Samsung ont décidé de faire le boulot. Ils viennent d’annoncer que Gemini va pouvoir exécuter des tâches en plusieurs étapes sur Android. Commander un repas via une appli, appeler un VTC, planifier un rendez-vous. En beta, pour l’instant, aux États-Unis et en Corée, sur les Pixel 10 et Galaxy S26. C’est pas la révolution du siècle, mais c’est du concret. Et ça fait deux ans que Apple nous promet la même chose sans rien livrer.
Le truc marrant, c’est que Google a toujours été à la ramasse sur les assistants. Google Assistant, c’était la blague : on lui demandait l’heure, il sortait une page Wikipédia. Maintenant, ils doublent Apple sur le terrain des agents. La faute à qui ? À Tim Cook et sa bande, qui passent plus de temps à peaufiner les keynotes qu’à coder des features qui marchent.
Les faits sont là : Apple a annoncé « Siri IA » en grande pompe. Ils ont montré des démos léchées, des vidéos où tout fonctionnait. Dans la vraie vie ? Rien. Gemini, lui, sort en beta. C’est buggé, c’est limité, mais au moins, on peut l’essayer. La différence entre les deux approches, c’est la différence entre le marketeur et l’ingénieur. Apple vend du rêve, Google vend un produit (même imparfait).
Et Samsung dans tout ça ? Ils suivent le mouvement. Le Galaxy S26 embarque Gemini, et c’est tout. Pas de grande annonce, pas de keynote à 2 milliards de dollars. Juste une intégration discrète. C’est presque rafraîchissant de voir une boîte qui ne surjoue pas l’innovation.
Mais ne nous emballons pas. Gemini en beta, ça veut dire que ça va planter. Que les tâches multitâches vont se mélanger les pinceaux. Que tu vas commander un burger alors que tu voulais un taxi. C’est le jeu des versions précoces. L’important, c’est que quelqu’un avance. Pendant qu’Apple discute de l’UI, Google code.
La leçon, c’est que l’IA sur mobile, c’est pas une course aux annonces. C’est une course aux features qui marchent. Et pour l’instant, Google et Samsung sont en tête. Apple ? Ils sont encore en train de réécrire le script de la prochaine keynote.
Alors oui, c’est un petit pas. Mais c’est un pas de plus que Siri n’a jamais fait. Et ça, ça en dit long sur qui fait vraiment avancer le schmilblick.
Sources :
Comments are closed