Peacock réinvente le cringe avec Andy Cohen en IA, et c’est à pleurer

T’as vu passer les annonces de Peacock ce week-end ? Le service de streaming de NBCUniversal, celui qui traîne derrière Netflix et Disney+ comme un chien mouillé, vient de sortir le grand jeu. Ou plutôt, le grand bluff. Ils annoncent une expansion dans l’IA pour la vidéo, des clips verticaux pour mobile, des jeux, et surtout, le clou du spectacle : un avatar d’Andy Cohen en IA pour guider les fans de Bravo. Oui, Andy Cohen, le mec qui fait des talk-shows trash et qui semble toujours à deux verres de rosé près d’une crise existentielle. Voilà le futur de l’IA selon Peacock.

Commençons par l’essentiel : l’IA Andy Cohen. D’après Adweek, cet avatar sert de « guide » pour « Your Bravoverse », l’univers des émissions de télé-réalité de Bravo. L’idée, c’est que tu te balades dans un contenu personnalisé, avec Andy en version numérique qui te commente les dramas des Housewives comme si t’étais son pote de beuverie. Sauf que, en vérité, est-ce qu’on a vraiment besoin d’une IA pour reproduire l’expérience d’un présentateur déjà aussi… artificiel ? Andy Cohen, c’est déjà un personnage tellement surjoué que le remplacer par un algorithme, c’est comme échanger un placebo contre un autre. Peacock vend ça comme une « expérience personnalisée », mais en vrai, ça pue le coup de com’ pour rattraper les abonnés qui fuient vers des plateformes avec du vrai contenu.

Et c’est pas tout. TechCrunch nous apprend que Peacock mise aussi sur des « expériences vidéo pilotées par l’IA », des clips verticaux, et des jeux mobiles. Traduction : ils ont vu TikTok avaler le marché des clips courts, ils ont pigé que le mobile c’est l’avenir, et ils essayent de coller des rustines IA sur un bateau qui prend l’eau. Les « expériences vidéo AI-driven », ça veut probablement dire des recommandations algorithmiques un peu plus smart, ou peut-être des montages automatiques de best-of. Rien de révolutionnaire, juste du rattrapage technologique avec un vernis marketing.

Le mobile-first live sports et les jeux, c’est la même tambouille. Peacock veut capter l’attention des jeunes qui scrollent pendant les matchs, mais est-ce qu’une IA va vraiment sauver leurs droits sportifs surestimés ? Rappelle-toi : Peacock a perdu 2,7 milliards de dollars en 2025, malgré des hausses d’abonnés. Lancer des jeux mobiles et des clips verticaux, c’est comme mettre un sparadrap sur une jambe de bois. Ça fait joli dans le communiqué, mais ça change rien au fait que leur catalogue est un désert à part quelques pépites.

Et puis, parlons de l’IA en général. On est où, là ? OpenAI génère des films entiers, Anthropic pirate des bibliothèques en torrent, et Peacock, lui, nous sort un Andy Cohen digital. Autant dire que tout le monde court un marathon et qu’eux, ils décident de faire du yoga sur le côté. Leur approche sent le « faut qu’on parle d’IA pour pas avoir l’air ringards », pas une vision stratégique. D’ailleurs, note que les annonces sont vagues sur les détails techniques. Pas de modèles spécifiques, pas de partenariats tech majeurs, juste du buzzwords bingo : « AI-powered », « personalized », « mobile-first ».

Ça ne va probablement pas marcher. L’IA Andy Cohen, c’est un gadget qui va amuser les fans deux minutes avant qu’ils retournent à TikTok. Les clips verticaux, c’est déjà le terrain de jeu de YouTube Shorts et Instagram Reels – Peacock arrive en retard à la fête avec un plateau de chips vide. Et les jeux mobiles… sérieusement, qui va installer l’app Peacock pour jouer à un puzzle game merdique quand t’as des tonnes de jeux dédiés sur le Store ?

Peacock mise sur l’IA pour sauver les meubles, mais le résultat, c’est un Andy Cohen virtuel qui guide personne vers le salut. Si c’est ça l’avenir du streaming, prépare les mouchoirs.


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