Alors, le grand projet qui devait révolutionner Disney Plus ? Celui où Sora, le générateur d’images d’OpenAI, allait créer des décors magiques à la demande pour tes séries préférées ? Oublie. C’est plié. Après trois petits mois de vie commune, Disney et OpenAI se séparent, et le milliard de dollars promis en décembre dernier ressemble déjà à un lointain souvenir.
Josh D’Amaro, le nouveau CEO de Disney, a à peine eu le temps de s’installer dans son fauteuil qu’il doit gérer cette rupture, plus la débâcle du metaverse (un autre pari foireux). Le timing est parfait : prendre la tête d’un géant du divertissement pour découvrir que les deux grands projets d’avenir sont des foutaises. Bienvenue dans le monde réel, Josh.
OpenAI ferme Sora, son app et son API. Juste comme ça. Pas d’explication détaillée, pas de transition, rien. Et Disney, plutôt que de tenter de sauver les meubles, se barre en courant. Tu sais, ce partenariat qu’ils avaient vendu comme « transformateur » pour l’expérience utilisateur ? Celui qui devait intégrer de l’IA générative directement dans le flux de streaming ? Eh bien, c’était du vent. Encore une annonce tape-à-l’œil pour faire monter l’action, avant que la réalité technique ne rappelle à l’ordre.
Et là, tu te dis : mais pourquoi ? Pourquoi fermer un truc à peine lancé ? Pourquoi casser un deal d’un milliard ? La réponse, elle est dans le modèle économique d’OpenAI : promettre la lune, lever des fonds, et ajuster la trajectoire en vol. Sora, c’était peut-être trop gourmand en compute, trop buggé, ou juste pas assez rentable. Ou alors, les avocats de Disney ont enfin lu les conditions d’utilisation et ont réalisé que générer du contenu Disney avec une IA entraînée sur du contenu piraté, c’était une idée de merde. Qui sait ?
Ce qui est sûr, c’est que Disney se retrouve avec un trou d’un milliard dans sa stratégie IA, et OpenAI avec un échec de plus à son actif. Pas grave, Sam Altman trouvera bien un autre partenaire pour la prochaine levée de fonds. En attendant, les abonnés de Disney Plus devront se contenter de décors faits par des humains. Quelle horreur.
La morale de l’histoire ? Quand une boîte qui promet l’apocalypse (OpenAI) fait équipe avec une boîte qui vend des rêves (Disney), le résultat, c’est souvent un cauchemar. Et Josh D’Amaro, lui, il a intérêt à trouver vite une nouvelle carte à jouer. Parce que là, entre le metaverse qui floppe et l’IA qui craque, son règne commence mal.
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