Sundar Pichai a pris la parole à l’AI Impact Summit 2026 pour nous dire que l’IA le fait rêver plus que n’importe quelle technologie. Ça tombe bien, parce que chez Google, on sait rêver. Surtout quand il s’agit de rêver à des communiqués de presse qui ressemblent à ceux de l’année dernière.
Le CEO de Google, dans son discours d’ouverture du sommet en Inde, a ressorti les grands classiques : l’IA va résoudre les problèmes mondiaux, créer des opportunités, et surtout, faire en sorte que tout le monde en profite. C’est beau, c’est inspirant, et c’est surtout la même rengue qu’on entend depuis que Gemini a tenté de réécrire l’histoire avec un zeste de wokisme mal calibré. Pendant ce temps, dans les labos, les ingénieurs se battent encore avec des hallucinations et des biais systémiques, mais bon, qui a le temps pour les détails quand on peut parler de rêves ?
Derrière les grands mots, Google a annoncé une série de partenariats et d’investissements globaux, présentés comme une avancée majeure pour démocratiser l’IA. On parle de collaborations avec des gouvernements, des ONG, et des startups locales, le tout arrosé de fonds frais. L’objectif affiché : « faire travailler l’IA pour tous ». Ça sonne bien, non ? Sauf que si tu grattes un peu, tu te rappelles que Google a déjà sorti le même discours en 2025, en 2024, et probablement en 2023 aussi. Le pattern est connu : organiser un sommet, lâcher des annonces en série, faire briller les slides ESG, et attendre que les médias reprennent le storytelling sans trop poser de questions.
Les partenariats annoncés incluent des initiatives en éducation, santé, et développement durable. Rien de nouveau sous le soleil – c’est exactement les domaines où Google aime se positionner depuis des années. La vraie question, c’est : est-ce que ces projets vont dépasser le stade du pilote pour avoir un impact tangible, ou est-ce qu’ils vont rejoindre le cimetière des bonnes intentions corporate ? À en juger par le track record de Google, qui a du mal à faire fonctionner Gemini sans générer des aberrations, on peut avoir des doutes. Mais hé, tant que les investisseurs sont contents et que le narrative tient, le reste est accessoire.
Pichai, dans son allocution, a évité soigneusement de mentionner les derniers couacs de Google AI, préférant se concentrer sur une vision futuriste où l’IA nous sauve tous. C’est un move classique : quand la réalité technique traîne, mise sur l’inspiration. Le problème, c’est qu’à force de rêver tout haut, on finit par oublier de regarder où on met les pieds. Et Google, avec ses moyens infinis et ses ambitions démesurées, a plutôt tendance à trébucher sur ses propres lacets.
En somme, l’AI Impact Summit 2026, c’est du spectacle bien rodé. Des discours grandioses, des annonces qui recyclent les vieilles promesses, et un vernis éthique pour faire passer la pilule. Ça fait joli dans les rapports annuels, mais pour ceux qui attendent des avancées concrètes, mieux vaut ne pas retenir son souffle. Google rêve grand, mais en attendant, on se contente de petits pas, et parfois, de gros plantages.
Sources :
Comments are closed