Alors, ça y est, Google est passé de « Don’t be evil » à « Don’t be broke ». Entre deux démos de Gemini qui hallucine des personnages historiques, le géant a décidé que son IA ne serait pas qu’un assistant brillant mais aussi un vendeur de soupe. On savait que la pub allait arriver, mais là, c’est direct dans la gueule : Nick Fox, le SVP de la connaissance et de l’information chez Google, a confirmé à Wired qu’ils ne « rule out » pas les pubs dans Gemini. Traduction pour ceux qui parlent le corporate : c’est pas exclu, donc c’est imminent. Et pour prouver qu’ils ne font pas les choses à moitié, ils viennent de balancer « Ask Maps », une mise à jour de Google Maps propulsée par Gemini qui transforme ton appli de navigation en conseiller local ultra-personnalisé. Le tout, bien sûr, avec un futur juteux pour la pub.
Ne fête pas trop vite la révolution. « Ask Maps », c’est sexy sur le papier : tu demandes « Où est-ce que je peux emmener mes gosses et mon chien pour une balade pas chère ce week-end ? » et l’IA te sort une liste de parcs avec des avis et des horaires. Elle t’intègre ton historique, tes préférences, et te fait des recommandations qui ont l’air de venir d’un pote qui connaît le coin. Sauf que ce pote, il bosse pour Google Ads. Parce que derrière cette magie conversationnelle, il y a une base de données mondiale de commerces, d’avis, et surtout, de prospects prêts à être monétisés. Et là, Fox est clair : Gemini va changer le business de la pub. Imagine : au lieu de te bombarder de bannières génériques, l’IA va glisser subtilement des suggestions sponsorisées dans tes conversations. « Tu cherches un resto vegan ? Essaye « Green Bites », ils ont une promo ce soir. » C’est moins intrusif, plus contextuel, et surtout, dix fois plus efficace.
Mais est-ce que ça va marcher ? Google a un historique de lancer des features IA qui finissent en fiasco. Rappelle-toi Gemini et ses aberrations historiques, ou les promesses jamais tenues de Duplex. Cette fois, ils jouent sur du concret : Maps, c’est utilisé par des milliards de gens, tous les jours. Si Gemini arrive à ne pas dire de conneries (un gros « si »), ils ont un terrain de jeu parfait pour tester la pub intégrée. Et Fox le dit lui-même : l’IA permet de créer des expériences publicitaires « plus utiles ». Traduction : on va te vendre des trucs sans que tu t’en rendes compte.
Et le reste de l’écosystème ? Google ne va pas s’arrêter à Maps. Gemini est partout : dans Search, dans Gmail, dans Docs. Si la pub débarque là-dedans, on parle d’une révolution du business model. Plus de recherches clic-bait, mais des conversations sponsorisées. Plus de mails avec des pubs latérales, mais des suggestions de produits dans tes réponses. C’est brillant, ou flippant, selon ton degré de parano. Mais c’est surtout logique : après avoir dépensé des milliards en R&D IA, Google veut rentabiliser. Et la pub, c’est leur vache à lait depuis toujours.
Alors, prêt à avoir un assistant qui te comprend, te guide, et te vend des trucs ? Google, lui, a déjà mis le couvert. Et cette fois, c’est pas une démo foireuse : c’est une stratégie business assumée. Reste à voir si les utilisateurs vont avaler la pilule, ou si ça va finir en autre scandale de confidentialité. Mais bon, avec Gemini, au moins, on aura une IA pour nous expliquer pourquoi c’est une bonne idée.
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