Mesurer les heures économisées par l’IA, c’est le meilleur moyen de passer à côté du vrai ROI

On veut du ROI sur son investissement IA ? Alors arrêter de compter les heures. Les pontes réunis cette semaine au Fortune Brainstorm Tech l’ont dit haut et fort : l’obsession des « heures économisées » est le meilleur moyen de rater le coche.

Le problème de fond, c’est que les entreprises abordent l’IA comme un simple outil d’optimisation, pas comme un levier de transformation. « Construire à partir des premiers principes n’est pas facile », lâche un executive dans le compte-rendu de Fortune. Traduction : on ne peut pas plaquer un LLM sur un process pourri et espérer que ça marche.

Le vrai défi, c’est le ‘désapprentissage’. Les vieux réflexes — mesurer la productivité en heures, organiser le travail en silos, valider chaque décision en comité — sont des vestiges de l’ère pré-IA. Et ils résistent.

« Les indicateurs de productivité classiques sont le mauvais KPI pour l’ère de l’IA », résument les experts cités par Fortune. Quand on remplace un processus linéaire par un agent autonome, le gain ne se mesure pas en temps gagné sur la tâche, mais en valeur créée par la redondance évitée, la décision accélérée, le gisement de données exploité.

Mais reconnaître ça, c’est admettre que l’org chart est à revoir. Que les middle managers qui justifient leur salaire par la supervision d’équipes vont devoir se réinventer. Que le ROI, il faut le chercher là où ça fait mal : dans les frictions organisationnelles, pas dans les tableurs.

Bref, si on veut que son investissement IA rapporte, il faut arrêter de chronométrer les employés et commencer à réfléchir à comment réinventer son métier. Le reste, c’est du bruit.


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