Netflix vient de claquer un chèque pour une IA qui promet de sauver les fesses des producteurs quand ils se plantent. Après avoir perdu la bataille pour Warner Bros., le géant du streaming s’est rabattu sur InterPositive, la petite startup de Ben Affleck. L’acteur-réalisateur, connu pour son amour des Dunkin’ Donuts et ses films parfois bâclés, a peut-être trouvé la solution pour éviter de retourner en studio à 3h du mat’ parce qu’un plan est moche.
InterPositive, c’est pas du deepfake ou des acteurs synthétiques. Non, c’est plus terre-à-terre : un modèle qui analyse tes rushs existants et t’aide à les retravailler en post-production. En gros, si ton héros a un jeu de merde dans une scène, l’IA peut te suggérer des angles de coupe, des montages alternatifs, ou même générer des corrections basées sur d’autres prises. Pas besoin de rappeler toute l’équipe pour un reshoot à 2 millions.
Pour Netflix, l’achat est stratégique. Avec 16 ingénieurs qui débarquent dans leurs équipes, ça permet d’accélérer la production de séries et films sans exploser les budgets. Les deadlines impossibles, les reshoots coûteux, les plans foireux qui passent quand même parce que t’as plus le temps… tout ça pourrait devenir moins fréquent. Ou alors, juste moins visible.
Mais faut pas croire que c’est magique. L’IA d’InterPositive bosse avec tes propres rushs. Si tes rushs sont nuls, l’IA va juste te montrer différentes façons de monter de la merde. C’est pas un sauveur, c’est un outil. Un outil qui, selon Affleck, pourrait « révolutionner la façon dont on fait des films ». Ouais, ou juste permettre aux studios de couper encore plus dans les budgets et les délais.
Le timing est intéressant. Netflix vient de se faire griller par Disney pour Warner Bros., et là, ils investissent dans une tech qui pourrait leur donner un avantage compétitif sur la production. Moins de temps perdu, plus de contenu livré. Dans l’industrie du streaming, où la quantité prime souvent sur la qualité, c’est une arme de choix.
Reste à voir si ça va vraiment changer quelque chose. L’IA en post-production, c’est pas nouveau. Mais si InterPositive tient ses promesses, ça pourrait éviter quelques catastrophes. Ou juste en créer d’autres, plus subtiles. Parce qu’une IA qui te dit comment monter ton film, c’est pratique. Jusqu’à ce que tous les films finissent par se ressembler.
Affleck, lui, empoche probablement un joli pactole. Entre deux tournages et des donuts, il a réussi à vendre sa startup à un géant. Pas mal pour un gars qui a aussi joué dans « Gigli ». L’IA, décidément, c’est le nouveau Hollywood.
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