Tu te souviens de l’époque où OpenAI vendait des emplacements pub dans ChatGPT comme des places pour la finale de la Ligue des champions ? Ticket d’entrée : 200 000 dollars minimum. Les gros poissons comme Ford, Adobe ou Fox ont signé. Les autres pouvaient aller se rhabiller.
Ben c’est fini. Trois mois après avoir lancé sa régie publicitaire façon club sélect, OpenAI pivote sec : exit le modèle VIP, bonjour le self-service pour tous. La nouvelle stratégie ? Petites et moyennes entreprises, commerçants de quartier, artisans du coin. Du concret, du local, de la performance.
Ce revirement à 180 degrés sent le réalisme économique à plein nez. Le modèle « gros contrats, grosses marges » a ses limites : combien de Ford et d’Adobe peuvent aligner 200 000 balles ? OpenAI a fait ses calculs, et visiblement le gâteau des annonceurs ne se trouve pas que dans les gratte-ciel new-yorkais.
La promesse : des campagnes performance, un tableau de bord simplifié, et un ciblage qui ferait pâlir Google Ads. Le deal : tu payes moins, tu touches plus de monde, mais tu partages les données avec Altman & co. Rien de nouveau sous le soleil, sauf que l’audience de ChatGPT, elle, est bien réelle.
Avec ce mouvement, OpenAI entre en collision frontale avec Google et Meta. Les deux vieux gardiens de la pub en ligne vont devoir composer avec un concurrent qui dort sur 300 millions d’utilisateurs actifs par mois. Rassurez-vous, Google peut toujours compter sur son monopole de la recherche, et Meta sur votre addiction au scroll. Mais le match s’annonce intéressant.
Et puis, entre nous, est-ce que ce virage n’est pas un aveu d’échec à peine voilé ? Quand tu passes du caviar aux sardines en trois mois, c’est soit que le caviar ne se vendait pas, soit que les actionnaires veulent du volume vite fait. Un peu des deux, je pense.
OpenAI pourrait devenir la nouvelle régie préférée des commerçants. Peut-être. En tout cas, c’est le signe que l’IA doit elle aussi faire ses preuves dans le dur business de la pub. Et ça, ça promet.
À suivre, évidemment.
Sources :
Comments are closed