Suno double la mise sans avoir le dernier mot

Suno, la licorne qui balance du son à la chaîne, vient de claquer un tour de table de 400 millions de dollars mené par Bond Capital. Valorisation totale : 5,4 milliards de dollars. Soit le double d’il y a sept mois. Pour le contexte, c’est plus que ce que pèsent 90% des startups françaises réunies. Mais derrière les chiffres qui claquent, y’a un procès qui traîne.

Les majors du disque – Universal Music Group et Sony Music Entertainment – accusent Suno d’avoir pompé « des millions » de leurs titres protégés pour nourrir ses modèles. Suno, de son côté, a demandé au tribunal de Massachusetts de garder le volume exact de ses données d’entraînement sous le manteau. Parce que si les concurrents savaient combien de hits ils ont bouffés, ils pourraient copier la méthode. Vous parlez d’un aveu.

Warner Music a lui préféré signer un accord de licence en novembre dernier. Comme celui qui quitte la fête avant que les flics arrivent.

Côté business, Suno revendique deux millions d’abonnés et vise 300 millions de dollars de revenus annuels. L’équipe de 200 personnes devrait grossir de 70% d’ici la fin de l’année. Pas mal pour une boîte qui vend des chansons générées par prompts « dans le style de Taylor Swift, mais pas trop quand même ».

Et pendant ce temps-là, la startup quantique française Quobly a levé 115 millions d’euros pour industrialiser ses puces à qubits en silicium. Parce que l’actualité IA, c’est aussi des électrons qui dansent dans le froid. Mais c’est un autre sujet.


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