T’as déjà signé un truc en ligne ? Bravo, tu as utilisé Docusign. Aujourd’hui, son CEO, Allan Thygesen, sort du bois pour nous prévenir des dangers de l’IA dans les contrats. Le genre de discours où tu t’attends à ce qu’il te dise « on va ralentir », sauf que non, Docusign balance des features IA depuis des mois. La dissonance, c’est comme un sport olympique chez ces mecs.
Thygesen, dans une interview pour The Verge, explique que faire confiance à une IA pour lire ou écrire tes contrats, c’est risqué. « Les modèles peuvent halluciner, inventer des clauses, ou mal interpréter le contexte juridique. » Ouais, Allan, merci Captain Obvious. C’est un peu comme dire que confier ton compte en banque à un pigeon voyageur, c’est pas l’idée du siècle. Sauf que Docusign, avec ses 7 000 employés (oui, sept mille, je sais, ça fait réfléchir), pousse justement des outils d’analyse IA et de génération de contrats. Leur produit Docusign IAgreement, lancé l’an dernier, promet de « révolutionner la création de documents légaux ». Donc en gros : « Attention, c’est dangereux ! Mais voici notre produit qui le fait. » La schizophrénie corporate à son apogée.
Pendant ce temps, Thygesen balance aussi une comparaison qui sent le réchauffé géopolitique : vendre des puces IA à la Chine, c’est comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord. Classique du CEO qui veut faire le malin en interview. Sauf que Docusign, c’est une boîte de signature électronique, pas un fabricant de semi-conducteurs. Ça sent la tentative désespérée de paraître profound sur un sujet brûlant, alors que t’as juste envie de lui demander : « Et tes 7 000 employés, ils font quoi, à part générer des PowerPoint sur la sécurité IA ? »
Le vrai problème, c’est pas que Thygesen ait tort sur les risques. L’IA dans les contrats, c’est effectivement un champ de mines juridique. Hallucinations, biais, manque de transparence – la liste est longue. Mais quand le CEO d’une boîte qui vend ces outils te sert un sermon sur les dangers, sans assumer que son business model en dépend, ça pue l’hypocrisie. C’est comme si un dealer te disait : « Fais gaffe, la coke, ça peut ruiner ta vie. » Merci du conseil, maintenant rends-moi mon argent.
Et pendant qu’on y est, parlons de ces 7 000 employés. Docusign, c’est essentiellement un formulaire en ligne avec un timestamp. Qu’est-ce qu’ils foutent tous ? Développer des features IA qui, selon leur propre patron, sont dangereuses ? Organiser des webinars sur l’éthique ? La boîte a un chiffre d’affaires de quelques milliards, mais la masse salariale doit ressembler à un gouffre. Peut-être qu’ils ont engagé un département entier juste pour rédiger des communiqués qui disent « faites attention » tout en vendant le truc.
Au final, Thygesen illustre parfaitement le double discours du secteur. Tout le monde veut surfer sur la hype IA, mais personne ne veut assumer les casseroles. OpenAI fait pareil avec ses annonces apocalyptiques, Anthropic avec ses papiers safety tout en piratant des bibliothèques. Docusign, c’est la version corporate light : on te vend un outil, mais on te prévient qu’il peut te planter. La prochaine étape ? Un disclaimer de 50 pages que personne ne lira, et hop, back to business.
Alors la prochaine fois que tu signes un contrat généré par IA, souviens-toi : même le CEO de la boîte qui le vend te dit de faire gaffe. Mais il espère bien que tu cliqueras quand même.
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