Confier ton bulletin de vote à une IA est une mauvaise idée, et l’étude de Demos vient de le confirmer avec des chiffres qui font mal. Selon une enquête publiée par The Guardian le 20 mai 2026, les principaux chatbots (ChatGPT, Replika, Grok, Gemini) se sont plantés dans 34 % des cas lorsqu’on leur a posé des questions sur les élections écossaises.
Concrètement, ces génies numériques ont inventé des scandales bidon, attribué des candidatures à des noms fictifs, ou donné la mauvaise date du scrutin. Résultat : la Commission électorale britannique exige désormais un cadre légal pour encadrer ce bordel informationnel.
La flemme de vérifier, un business model ?
On nous vend ces outils comme des assistants ultimes, mais dès qu’il s’agit d’un sujet sérieux – comme une élection – ils divaguent allègrement. Le problème, c’est que beaucoup d’électeurs risquent de gober ces conneries sans recouper. Et pendant ce temps, les plateformes continuent de déployer des fonctionnalités toujours plus intégrées, sans se soucier des conséquences.
Le rapport de force change
La Commission électorale ne se contente pas d’alerter : elle réclame des contrôles ex ante, pas juste des correctifs a posteriori. Une position rare, qui pourrait inspirer d’autres régulateurs. Mais en attendant, les chatbots continuent de produire du slop à la chaîne.
L’IA est un formidable outil de productivité, mais la laisser répondre à des questions politiques sans filet, c’est comme confier ta déclaration d’impôts à un perroquet. Demos nous rappelle que tant qu’on n’aura pas résolu le problème des hallucinations, les chatbots resteront des potes bourrés : sympas pour déconner, mais à tenir loin des urnes.
Sources :
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