Quand tu tapes une question dans ton moteur de recherche et que l’IA te pond une réponse toute cuite en deux secondes, Paddy Rodgers, directeur du Royal Observatory de Greenwich, trouve ça carrément flippant. Il vient de monter au créneau dans une interview à la BBC pour dire que ces réponses instantanées « trivialisent » l’intelligence humaine.
Rodgers, qui bosse dans un lieu qui a vu passer des siècles de découvertes astronomiques, rappelle que la connaissance, ça se construit, ça se cherche, ça se mérite. Selon lui, le risque c’est qu’on devienne dépendants de ces boîtes noires qui nous donnent des réponses sans qu’on ait à comprendre comment on y arrive. Je le rejoins à 200%.
Le gars n’est pas un technophobe. Il utilise l’IA, il connaît le sujet. Ce qu’il dénonce, c’est l’illusion de la connaissance instantanée. Parce qu’une réponse, ça n’a pas de valeur si t’as pas fait le chemin pour y arriver. Autant Copilot qui te dit « le dernier chiffre de Pi c’est 4 » : c’est faux, mais tu le sauras pas si tu vérifies pas toi-même.
Sa crainte ultime : qu’on en arrive à une forme de « paresse cognitive » où on ne se pose plus de questions parce que l’IA répond à tout. On déléguerait notre curiosité à des machines. Et franchement, vu le nombre de collègues qui font faire leurs mails par ChatGPT sans même les relire, je me dis qu’il n’a pas tout à fait tort.
Alors oui, les outils IA sont géniaux pour nous assister. Mais comme le dit Rodgers, il faut garder la main sur notre intelligence, pas la sous-traiter. Sous peine de se retrouver avec des cerveaux en jachère et des IA qui font tout à notre place.
Ça mérite qu’on y réfléchisse, non ?
Sources :
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