T’as pas du tout pris de nouvelles du noyau Linux ces derniers jours ? Bon, accroche-toi, parce que c’est le chaos. Linus Torvalds, le dictateur bienveillant du kernel, a posté un message sur LKML qui sent le burn-out et la rage contenue. Il explique qu’il est littéralement submergé par des rapports de bugs générés par des modèles de langage. Des « trucs qui ressemblent à du code mais qui sont juste du bruit », comme il les décrit. Des patchs automatiques qui cassent tout, des issues qui n’ont aucun sens. Son filtre à merde humain ne suffit plus.
Et c’est pas un cas isolé. Ars Technica rapporte que les plateformes de bug bounty, HackerOne en tête, voient leurs flux se transformer en poubelles IA. Des chasseurs de primes utilisent des LLMs pour générer des rapports en masse, espérant grappiller quelques dollars sur un coup de chance. Résultat : les équipes de sécurité passent leur temps à trier du vent, à repérer les hallucinations et les faux positifs. Les vrais bugs, eux, se perdent dans la masse.
Linus balance : « C’est une épidémie de conneries algorithmiques. On va finir par rater une vraie faille parce qu’on est trop occupés à nettoyer les traces de pas des IA. » Il a pas tort. Le problème, c’est que personne n’a de solution. Les plateformes testent des filtres automatiques, mais les LLMs s’adaptent. C’est le serpent qui se mord la queue.
Moi je vois un parallèle avec les spams emails dans les années 2000. Au début, c’était gérable. Puis les bots ont appris à contourner les filtres, et on a dû inventer le machine learning pour contrer le machine learning. Là, c’est pareil : des IA qui génèrent du bruit, d’autres IA qui tentent de le filtrer, et les humains au milieu qui trinquent. Linus a raison de gueuler, mais je suis pas sûr que ça change quoi que ce soit. Le robinet est ouvert, et il va pas se fermer tout seul.
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