Meta envoie de faux ados tester ChatGPT et Gemini sans prévenir personne

Meta avait banni Claude et Codex en interne parce que c’était trop risqué. Eh bien la maison mère de Facebook adore jouer les espions de la sécurité… chez les autres.

Selon une enquête de WIRED, relayée par The Decoder et Numerama, Meta aurait recruté des centaines de prestataires pour se faire passer pour des mineurs et envoyer des prompts bien lourds à ChatGPT, Gemini et Character.AI. On parle de suicide, de sexe, de drogue : le top du panier pour faire flipper un chatbot. En un seul round de test, plus de 45 000 messages ont été balancés. Et bien sûr, les concurrents n’étaient pas au courant. Pas un mot, pas un accord, nada.

Officiellement, Meta dirait que c’est pour améliorer la sécurité de l’IA. Mais la méthode sent un peu le cambriolage déguisé en contrôle technique. Surtout quand on sait que Meta lui-même a du mal à gérer la modération sur ses propres plateformes. Mark, avant de stresser les chatbots des autres, assure-toi que tes propres algorithmes ne transforment pas les ados en statistiques de dépression.

C’est à la fois un légitime benchmark et un espionnage industriel déguisé, comme souvent dans la Silicon Valley. Mais une chose est sûre : si tu es un chatbot et que tu vois débarquer un ado en détresse, méfie-toi. C’est peut-être juste un stagiaire de Meta.


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