Alors que Meta prêche la vertu sur la protection des données (surtout quand il s’agit de ne pas se faire gauler par les régulateurs), la firme de Menlo Park s’est fait pincer les doigts dans un projet pourtant pas très reluisant. Depuis deux mois, l’entreprise pistait les faits et gestes informatiques de ses propres employés – clics, logiciels utilisés, temps passé – pour nourrir ses modèles d’IA. Jusqu’à ce que quelqu’un s’aperçoive que ces données ultra-sensibles étaient, euh, accessibles à tout le monde dans la boîte.
Meta a créé un fichier de surveillance interne, probablement pour « améliorer la productivité » ou « identifier les meilleures pratiques » (traduis : savoir qui glande), et a oublié de verrouiller la porte. Résultat : n’importe quel employé un peu curieux pouvait mater comment son collègue passe ses journées. Sympa, l’ambiance de confiance.
Depuis, le projet a été mis sur pause. Pas par remords éthique, hein, mais parce que la fuite interne a rendu l’affaire trop risquée. Si les employés eux-mêmes peuvent voir les données, imagine ce que ça donnerait si un lanceur d’alerte ou un journaliste mettait la main dessus. Catastrophe de relations publiques assurée.
Ce qui est drôle (ou pas), c’est que Meta n’a aucun scrupule à aspirer les données des utilisateurs pour entraîner ses IA, mais dès qu’il s’agit de ses employés, les standards changent. Comme quoi, la surveillance de masse, c’est toujours mieux quand c’est pour les autres.
Alors oui, le projet est en pause. Mais ne te fais pas d’illusions : dès que Meta aura trouvé comment mieux cacher les traces, ça reprendra. Après tout, l’IA ne se nourrit pas que de posts Facebook et de photos de chatons. Elle a aussi besoin de savoir combien de temps tu mets à répondre à un mail.
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