Markus Persson, le papa de Minecraft, vient de lâcher une bombe sur X. Pour lui, les gens qui poussent à utiliser l’IA pour écrire du code sont soit « incompétents », soit « maléfiques ». L’IA, selon lui, est « enfoncée dans nos gorges ». C’est pas tous les jours qu’un milliardaire du jeu vidéo balance un avis aussi tranché sur le dev tooling. Mais bon, quand t’as créé un des jeux les plus influents de l’histoire avec du Java et de la passion, t’as peut-être le droit d’avoir un avis sur comment on fabrique le logiciel.
Pendant ce temps, sur Hacker News, un certain DGProject2030 montre comment transformer de vieux laptops en ferme de codage IA pour 15 dollars par mois. Le projet, Ralph Loops, est open source et disponible sur GitHub. L’idée ? Utiliser des modèles légers, de la récup’, et un peu d’huile de coude pour faire ce que Devin, l’agent IA de Cognition, promet pour 500 dollars par mois. La différence, c’est que là, tu contrôles ton infra, tes données restent chez toi, et tu peux bidouiller à ta guise.
Persson a peut-être raison de crier au loup, du moins en partie. La hype autour des agents IA comme Devin est effectivement gonflée à l’hélium. Les démos sont léchées, les promesses sont astronomiques, mais dans la vraie vie, ces outils échouent encore sur des tâches basiques, inventent du code, et coûtent une blinde. Les VC et les géants tech qui les vendent comme la panacée ont tout intérêt à ce que tu croies que coder sans IA, c’est comme sculpter avec un caillou. C’est du marketing agressif, et oui, ça peut virer au « maléfique » quand ça pousse à des dépendances coûteuses pour des résultats foireux.
Mais toute l’IA pour le code n’est pas à jeter. Le projet Ralph Loops le prouve : l’IA peut être un outil modeste, abordable, et open source. Un copilot local, un linter intelligent, un générateur de boilerplate… ça existe, ça marche, et ça n’a pas besoin de levées de fonds à 100 millions pour fonctionner. La vraie dichotomie, c’est pas « IA ou pas IA », c’est « bullshit corporate vs outils pragmatiques ».
Persson tape sur les promoteurs, pas sur la tech en elle-même. Et il a raison de le faire. Parce que quand Sam Altman te vend un assistant qui « révolutionne le développement » pendant qu’OpenAI perd 12 milliards par trimestre, ou quand une startup lève 20 millions pour un agent qui plante sur un « Hello World », on est en plein dans l’incompétence déguisée en innovation. Le mal, dans cette histoire, c’est pas l’IA, c’est la désinformation à but lucratif.
Et le hacker avec ses vieux laptops, lui, il fait ce que le secteur devrait faire : de la décentralisation, de la frugalité, du open source sincère. 15 dollars par mois, ça fait réfléchir sur la marge que se font les startups à 500 dollars. Son code est sur GitHub, les contributions sont ouvertes, et y’a pas de PowerPoint pour te vendre du rêve. Juste un README et des résultats.
Alors, qui a raison ? Persson pour sa charge contre les charlatans, ou le bidouilleur pour sa preuve par l’exemple ? En réalité, les deux ont raison. L’IA pour coder, comme tout outil, peut être un amplificateur de compétence ou un cache-misère. Ce qui compte, c’est de garder le bullshit-detector allumé. Parce que les « maléfiques », souvent, sont juste des vendeurs de fumée en costard.
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