Amazon et Microsoft pris à leur propre piège : Seattle enterre les datacenters

C’est un truc de ouf : Seattle, la ville qui sent bon le café et les stock-options, vient de voter un moratoire d’un an sur les nouveaux datacenters. Le conseil municipal a dit « niet » à l’unanimité mardi, deux mois à peine après que plusieurs boîtes aient proposé d’en construire cinq gros dans la ville. Et le plus drôle dans l’histoire ? Les employés d’Amazon, le bébé chéri de Bezos, étaient parmi les plus virulents à réclamer cette pause.

Oui, t’as bien lu. Les mêmes gars qui codent Alexa, AWS et compagnie ont fait du lobbying pour qu’on arrête de bétonner des hangars à serveurs dans leur cour. Pourquoi ? Parce que ces datacenters bouffent l’électricité comme moi je bouffe des chips devant Netflix. Et à Seattle, où l’énergie est déjà tendue, l’arrivée de l’IA générative a transformé la facture en cauchemar.

On en parlait déjà y a quelques jours : New York est sur le point de faire pareil. Mais Seattle, c’est la maison d’Amazon et Microsoft, les deux GAFAM qui vendent le plus de compute cloud du monde. Que leurs propres employés disent stop, ça envoie un signal. Pas un signal de fumée, un signal direct dans les bureaux des VPs.

Ce moratoire ne changera pas forcément la donne. Les datacenters existants continuent de tourner, et les nouveaux projets se délocaliseront dans l’État de Washington ou ailleurs. Mais que la ville la plus tech-friendly du monde se mette à freiner, ça devrait faire réfléchir les gourous de l’IA. Ou pas, parce que l’argent parle plus fort que l’écolo de base. Mais bon, au moins, les employés d’Amazon ont prouvé qu’ils savaient encore penser par eux-mêmes. Pour combien de temps ?


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