Tu pensais que ChatGPT était ton pote désintéressé, toujours prêt à t’aider à écrire des mails ou à expliquer la théorie des cordes ? Détrompe-toi. Depuis hier, OpenAI a officiellement commencé à tester des pubs dans son chatbot pour les utilisateurs gratuits et du plan Go aux États-Unis. Des liens « sponsorisés » qui débarquent au bas des réponses, bien séparés, bien étiquetés, et surtout, bien intrusifs.
Le timing est savoureux. Fin 2025, OpenAI avait déjà essuyé une volée de bois vert en testant des suggestions d’apps qui ressemblaient à des pubs non sollicitées. Ils avaient reculé, jurant leurs grands dieux que c’était juste un test. Sauf que voilà, les coûts de développement et la croissance du business doivent bien se financer, alors ils reviennent à la charge, mais cette fois en mode « officiel ». La leçon, c’est que quand une boîte teste un truc impopulaire et le retire, c’est rarement pour l’abandonner. C’est pour mieux le réintroduire plus tard, une fois que la poussière est retombée.
OpenAI assure que ces pubs « n’influencent pas les réponses de ChatGPT ». Ouais, c’est ce qu’ils disent. Pour l’instant, c’est probablement vrai — ce sont juste des liens en bas de page. Mais qui peut garantir que demain, ces « sponsors » ne paieront pas pour que leurs produits soient mentionnés dans le corps du texte ? La pente est glissante, et OpenAI a déjà montré qu’il savait glisser vite quand il s’agit de monétisation. Rappelle-toi : ils ont viré leur équipe de sécurité pour accélérer les sorties, alors un petit arrangement avec la vérité publicitaire, ça serait presque dans la continuité.
Le plus marrant, c’est l’option opt-out. Selon The Decoder, si tu choisis de désactiver les pubs, tes limites de messages quotidiennes seront réduites. Traduction : « Tu veux pas de pubs ? Ok, mais on te bride ton usage. » C’est du chantage soft, à peine déguisé. Et bien sûr, les plans payants — Plus, Pro, Business, Enterprise, Education — restent ad-free. Parce que l’argent, ça achète aussi le silence. OpenAI devient un média classique : les riches paient pour éviter la pub, les pauvres la subissent. Quelle innovation.
Sam Altman, le prophète de l’apocalypse algorithmique, doit sûrement rédiger un thread poignant sur les risques existentiels de l’IA pendant que son équipe monétise ChatGPT comme un vulgaire site de recettes. La dissonance cognitive atteint des sommets : il lève des milliards en prédisant la fin du monde, et en même temps, il colle des pubs pour des produits douteux dans son chatbot. Le business model, c’est la peur vendue aux investisseurs et l’attention vendue aux annonceurs. Pas mal pour une boîte qui prétend « aligner » l’IA sur l’humanité.
Et les utilisateurs dans tout ça ? Ils vont devoir s’habituer. Parce que OpenAI a besoin de cash, et vite. Avec des coûts d’infrastructure qui explosent et une pression énorme pour justifier sa valorisation délirante, la pub était inévitable. La seule question, c’est jusqu’où ils iront. Pour l’instant, c’est discret. Mais attends qu’ils ajoutent du targeting basé sur tes conversations, ou qu’ils vendent tes données à des tiers. Là, ça deviendra vraiment intéressant.
En attendant, si tu utilises ChatGPT gratuitement, prépare-toi à voir débarquer des offres de crédit ou des promos Amazon. Parce que dans le monde merveilleux de l’IA, même les assistants intelligents finissent par devenir des vendeurs de tapis.
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