Tu passes une heure à mettre Claude au courant de ton projet, puis tu bascules sur Cowork pour déléguer une tâche, et c’est reparti pour un tour de briefing… C’était hier. Anthropic a annoncé que Claude et Cowork partageraient désormais une mémoire commune. D’après TechCrunch et ZDNet, cette fonctionnalité est activée par défaut, et elle va permettre de ne plus jamais avoir à se répéter.
Concrètement, tout ce qui est raconté dans le chat se propage dans Cowork, et vice-versa. Préférences, contexte, projets, petits secrets. Fini la double saisie. Sauf que la vie privée, elle, ne fait pas la fête.
ZDNet soulève le point qui fâche : l’option de désactivation existe, mais elle n’est pas mise en avant. Il faut aller la chercher dans les réglages, un geste que la majorité des utilisateurs ne fera probablement jamais. Pendant ce temps, la mémoire partagée apprend tout, sans demander d’avis.
On pourrait dire que c’est un progrès. Une IA qui se souvient, c’est quand même plus utile qu’un poisson rouge. Mais là, le partage se fait entre un outil perso (Claude) et un outil pro (Cowork). Ce qu’on confie au premier peut resservir dans le second. Imaginons un psy et un boss qui comparent leurs notes. Et encore, le psy a le secret professionnel, pas Anthropic.
Anthropic vend ça comme un gain de temps. C’est vrai, ça en est un. Mais on aimerait que la boîte assume le vrai coût : la vie privée devient un bien partagé, par défaut. On n’est pas contre la mémoire, on est contre le silence. Si on veut que Claude et Cowork oublient, c’est possible, mais on doit le savoir. Et là, on en parle. C’est déjà ça.
Mais rappelons-le : le jour où un agent Cowork sortira une information glissée au chat un soir d’insomnie, il faudra se souvenir que les conditions d’utilisation avaient été acceptées.
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