Elon Musk doit commencer à se faire une raison : Grok, son IA « recherche de vérité », c’est le cousin de la famille dont tout le monde pense du bien mais que personne n’invite à Noël. Pendant qu’OpenAI et Anthropic trustent les contrats fédéraux, xAI sort aujourd’hui Grok Skills et une version retravaillée de sa Responses API pour Grok 4.3.
Le principe des Skills : permettre à Grok de stocker des expertises persistantes, réutilisables d’une conversation à l’autre. En gros, tu entraînes ton agent sur un domaine pointu, et il retient la leçon. Pas con. xAI promet aussi des améliorations côté outil calling, avec des réponses structurées et un meilleur contrôle des flux. Sur le papier, ça tente de rattraper le retard sur les agents d’Anthropic et OpenAI.
Sauf que le problème de Grok n’est pas technique. C’est un problème de marché. Et un rapport de Reuters publié aujourd’hui tombe au mauvais moment : sur les déclarations d’utilisation de l’IA par les agences fédérales américaines en 2025, Grok est quasi invisible. Quand Google, Microsoft, OpenAI et même Meta trustent les contrats, xAI rame. Ironique quand on sait que Musk copine avec Trump.
Alors oui, le nouveau Skills pourrait convaincre quelques développeurs tentés par l’écosystème Musk. Mais la vérité (la fameuse « truth » que Grok est censé traquer) c’est qu’entre un agent performant qui reste au garage et un agent moyen qui tourne dans toutes les administrations, le choix des décideurs est vite fait. xAI a peut-être les GPU, il lui manque l’adoption.
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