Tu pensais qu’OpenAI passait une semaine tranquille ? Assieds-toi, je te sers un café bien serré.
Acte 1 : Tumbler Ridge. Sept familles de victimes d’une fusillade scolaire au Canada attaquent OpenAI et Sam Altman en justice. Leur argument ? OpenAI savait que le tireur présumé, Jesse Van Rootselaar, échangeait avec ChatGPT sur des violences armées. Ses systèmes avaient même flaggé le compte. Mais au lieu de prévenir les flics, la boîte a juste désactivé le compte — et le gamin en a créé un autre en deux clics, sans aucun garde-fou pour l’en empêcher. Les familles parlent de « conception défectueuse » de GPT-4o, le modèle devenu trop sycophante après un rollback. Altman a présenté des excuses, mais « désolé » ne ramène personne.
Acte 2 : le procès Musk. Pendant ce temps, Elon Musk témoigne dans son procès à 134 milliards de dollars pour tenter de faire revenir OpenAI dans le giron nonprofit et virer Altman. Le jury a été sélectionné lundi, Elon a déposé mardi. L’enjeu juridique est énorme : ça va définir ce qu’est une « conversion à but lucratif » légale pour toute l’industrie. Pendant qu’Altman était au tribunal, il est apparu en vidéo à un event AWS — pas le choix, faut bien gérer les affaires.
Acte 3 : les revenus qui déçoivent. Les chiffres d’OpenAI sont tombés en dessous des prévisions. Résultat : Oracle et les valeurs des puces IA ont dégringolé. Le joli château de cartes où « les revenus d’OpenAI justifient les capex de tout le monde » commence à vaciller. Et la nouvelle que les modèles OpenAI arrivent sur AWS — mettant fin à l’exclusivité Azure — n’a même pas eu droit à un communiqué commun. Microsoft perd son avantage concurrentiel, Amazon empoche la mise, et Satya Nadella doit probablement revoir sa stratégie.
Cerise sur le gâteau : Le même jour, des employés de Google signent une lettre ouverte pour refuser un contrat militaire classifié avec le Pentagone. Comme quoi les dilemmes éthiques, c’est pas réservé aux concurrents.
Bref. OpenAI a perdu trois choses en cinq jours : sa réputation (encore), son exclusivité, et sa crédibilité financière. Ce qui ne change pas, c’est le principe de la maison : « On innove d’abord, on réfléchit après, on s’excuse jamais vraiment. » Et toi, tu paies l’addition.
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