T’as mal au crâne ? Ton chatbot va bientôt te balancer une alerte rouge

Tu tapes « je me sens seul » à ton chatbot préféré, et au lieu d’une réponse empathique, tu te prends un lien vers une ligne d’écoute. C’est pas une blague, c’est la nouvelle feature de ChatGPT, dévoilée aujourd’hui. Sam Altman et sa bande ont visiblement trouvé une nouvelle corde à leur arc éthique : les alertes de santé mentale.

Pendant ce temps, les experts – les vrais, pas ceux certifiés LinkedIn – sortent une étude qui tombe pile au bon moment : l’usage intensif de l’IA flingue notre santé mentale et nos relations. C’est contradictoire ? OpenAI te file un gilet de sauvetage, pendant que les psychologues te disent que c’est le bateau qui coule.

Bon, soyons clairs : l’alerte de détresse, c’est mieux que rien. Mais c’est comme mettre un pansement sur une hémorragie. Le problème, c’est pas que les gens se confient à une IA – on l’a tous fait un jour – c’est que ce confort numérique remplace petit à petit les vrais échanges. Le café entre potes, la discussion avec un psy, le simple fait de se prendre la tête avec quelqu’un en face.

Certains disent : c’est juste un outil. Ouais, comme la cigarette électronique était censée t’aider à arrêter de fumer. Sauf qu’au final, tu te retrouves à vapoter toute la journée. L’IA, c’est pareil : pratique au début, addictive après. Les modèles sont calibrés pour être agréables, comprendre tes émotions, renvoyer des messages qui te donnent envie de rester. Résultat : tu passes moins de temps avec les humains, mais tu passes plus de temps avec ton assistant virtuel. C’est pourtant devenu normal.

Les experts de CNA mettent les pieds dans le plat : les relations humaines se fragilisent, l’isolement augmente, les compétences sociales s’atrophient. Pendant que ChatGPT te propose un numéro d’aide quand tu vas mal, c’est lui-même qui a participé à te mettre dans cet état. Comme le dealer qui te file une ligne et te donne le numéro des AA en bonus.

OpenAI fait son mea culpa, mais c’est un peu facile. L’alerte, c’est du réactif. Du curatif. Mais le problème, il est en amont. Et pour le coup, personne ne propose de solution préventive. Parce que ça voudrait dire freiner le déploiement, limiter l’usage, réfléchir à l’impact à long terme. Et ça, ça rapporte pas de millions. Alors on continue : déploiement massif, puis petits patchs pour les dommages collatéraux.

Alors voilà, la prochaine fois que tu parles à ton IA, pose-toi la question : est-ce que tu utilises l’outil, ou est-ce que l’outil est en train de t’utiliser ? Et si tu sens que ça part en vrille, tu sais quoi faire : tu dégaines ton téléphone, tu appelles un pote, et tu laisses ChatGPT en veille. Il aura bien assez d’autres clients à gérer.


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