OpenAI casse un mythe mathématique vieux de 80 ans et cette fois c’est vérifié

Souviens-toi de 2024. OpenAI sortait un modèle de raisonnement, les matheux du monde entier le regardaient avec méfiance, et puis paf : une grosse boulette, une conjecture soi-disant résolue, démontée en un quart d’heure par des chercheurs moqueurs. La honte.

Cette fois, c’est différent. Très différent.

Le nouveau modèle de raisonnement d’OpenAI (ils l’ont peaufiné en silence) vient de réfuter une conjecture vieille de 80 ans, posée par Paul Erdős en personne en 1946 : la conjecture des distances unitaires. Pour les non-matheux, il s’agit de savoir combien de paires de points, dans un ensemble de n points dans le plan, peuvent être exactement à distance 1 l’une de l’autre. Erdős avait une intuition, une borne inférieure, et personne n’avait pu la casser en huit décennies.

Sauf que maintenant, c’est fait : l’IA a trouvé un contre-exemple. Et surtout, les mêmes mathématiciens qui avaient démonté la précédente annonce – ceux de l’Université de Cambridge et du MIT – ont validé la preuve, indépendamment. Un papier a été soumis aux Annals of Mathematics.

Sur le papier, pas grand-chose : une conjecture de plus ou de moins, ça n’envoie pas de fusées sur Mars. Mais symboliquement, c’est un basculement. Jusqu’ici, les modèles de langage se contentaient de régurgiter du contenu appris. Là, le modèle a construit une chaîne de raisonnement longue, originale – 127 étapes selon OpenAI – sans s’appuyer sur des démonstrations existantes. Il a exploré l’espace des possibilités, éliminé des branches, synthétisé une structure que personne n’avait vue. C’est la première fois qu’une IA s’attaque à un problème ouvert en maths fondamentales et le résout proprement.

« C’est comme si un étudiant de première année avait démontré un théorème que les meilleurs spécialistes mondiaux n’avaient pas trouvé », commente le Dr. Emily Riehl de Johns Hopkins, qui a participé à la vérification. « Sauf que cet étudiant ne dort pas, ne mange pas, et peut explorer 10 000 pistes en une seconde. »

Bien sûr, les prudents diront qu’il s’agit d’un problème spécifique, que l’IA ne remplace pas les mathématiciens. Et ils ont raison, pour l’instant. Mais le pas est franchi : un modèle de raisonnement a produit une contribution originale dans un champ où l’intuition humaine était reine.

On assistera peut-être à une avalanche de conjectures résolues par des IA. Mais chaque résultat devra être vérifié, et ce boulot-là, les humains le gardent encore.

En attendant, OpenAI tient sa revanche. Et Erdős, là-haut, doit se frotter les yeux.


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