Le rouleau compresseur de l’IA continue de faire des dégâts collatéraux. Atlassian, l’éditeur australien de Jira et Confluence, vient d’annoncer la suppression de 1 600 postes, soit 10% de ses effectifs. La restructuration vise officiellement à « investir davantage dans l’intelligence artificielle » et à se concentrer sur les ventes aux entreprises. Le directeur de la technologie est aussi sur le carreau.
D’après un porte-parole, plus de 900 des postes supprimés sont dans la recherche et le développement logiciel. C’est une hécatombe pour une boîte où les ingénieurs et designers représentaient plus de la moitié des 13 813 employés en juin 2025. L’annonce, relayée par The Guardian et le Financial Times, tombe au moment où Atlassian veut redoubler d’efforts pour intégrer l’IA à ses produits phares.
On va pas se mentir, c’est un virage brutal. Tu restructures pour l’IA, ok. Mais tu sacrifies près de mille cerveaux en R&D pour ça ? Ça sent le coup de poker désespéré, pas la stratégie réfléchie. Atlassian regarde ses concurrents comme Microsoft ou Google enfourner des milliards dans les LLM et se dit « merde, on est à la traîne ». Sauf qu’au lieu d’embaucher des spécialistes, ils virulent ceux qui font tourner la boutique depuis des années.
Le CTO qui dégage aussi, c’est le signe qu’ils veulent tourner la page. Nouveau chef, nouvelle feuille de route, et probablement un gros chèque pour des partenariats ou des acquisitions dans l’IA. Parce que développer en interne, avec 900 chercheurs en moins, ça va être compliqué.
Est-ce que c’est juste une adaptation à « la menace de l’IA », comme le suggère le FT ? Ou est-ce que c’est l’excuse parfaite pour faire du ménage après des années de croissance un peu molle ? Probablement un mélange des deux. L’IA devient le prétexte universel pour justifier des coupes sombres, même quand tu as encore besoin de bras pour coder.
Ce qui est marrant, c’est que tout le monde fait la même danse : on licencie en masse, on parle d’IA comme d’une révolution, et on espère que les investisseurs vont gober le storytelling. Atlassian n’est que le dernier en date, après une ribambelle de tech qui ont viré du monde pour « se concentrer sur l’IA ». Le résultat final ? Des milliers de devs sur le carreau, et des promesses d’IA qui mettront des années à se concrétiser, si elles se concrétisent.
En attendant, les 1 600 ex-employés d’Atlassian vont devoir se reconvertir. Peut-être dans l’IA, tiens. Ironique, non ?
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