Alors que chez nous, on se tape les sempiternelles annonces d’OpenAI ou les délires de Musk, la Chine a sa propre hype. Et comme souvent là-bas, c’est moins glamour, plus cash, et ça pue l’arnaque à plein nez.
OpenClaw, c’est quoi ? Un outil open source d’IA qui promet de prendre le contrôle de ton ordinateur pour faire des trucs tout seul. Oui, comme un assistant, mais en version piratée et vaguement illégale. L’idée a de quoi faire rêver : plus besoin de cliquer, ton IA bosse pour toi. Sauf que dans les faits, c’est surtout une porte ouverte aux embrouilles.
Feng Qingyang, 27 ans, ingénieur à Pékin, s’est dit que c’était l’occasion parfaite de lancer sa boîte. Il a bricolé OpenClaw, monté une startup, et maintenant il vend des formations à 500 dollars pour apprendre aux gens à « maîtriser » l’outil. Le problème ? OpenClaw est aussi stable qu’un château de cartes sous LSD. Il plante, il bug, il fait n’importe quoi. Mais Feng s’en fout, il empoche le cash pendant que ses élèves découvrent que leur « révolution numérique » ressemble surtout à un écran bleu.
Et ce n’est pas que les particuliers qui se font avoir. Les gouvernements locaux chinois, toujours à l’affût d’un buzz pour montrer qu’ils sont dans le coup, se jettent sur OpenClaw comme des mouches sur un tas de merde. Le Nikkei Asia rapporte que des administrations achètent des licences à tour de bras, organisent des ateliers, et promettent des miracles. Résultat ? Des budgets publics gaspillés dans un outil qui, au mieux, fait des captures d’écran automatiques, et au pire, ouvre des failles de sécurité monumentales.
La vraie blague, c’est que tout le monde sait que c’est du vent. Mais en Chine, quand une tendance décolle, personne ne veut être celui qui rate le train. Alors on ferme les yeux, on signe les chèques, et on espère que ça passera avant que quelqu’un ne remarque que l’empereur est nu.
OpenClaw, c’est le symptôme parfait d’un secteur en surchauffe : trop de promesses, trop de pression pour innover, et pas assez de gens qui osent dire « stop, c’est de la merde ». Pendant ce temps, les vrais acteurs de l’IA, ceux qui bossent sur des trucs sérieux, doivent se battre pour l’attention pendant que des escrocs font fortune avec du code open source mal foutu.
Alors la prochaine fois qu’un titre annoncera « la nouvelle révolution IA en Chine », rappelle-toi de Feng et de ses formations à 500 balles. Parce que dans ce jeu, les seuls qui gagnent, ce sont ceux qui vendent la pelle, pas ceux qui cherchent de l’or.
Sources :
Comments are closed