Claude se met aux gribouillis, Anthropic fait de la com’ avec des graphiques

Bon, ça y est. Claude sait faire des graphiques. Tu poses une question, et paf, il te sort un beau diagramme tout propre. Anthropic vient de l’annoncer sur son blog, et The Verge a sauté dessus comme un chien sur un os. La nouvelle feature, en beta, permet à Claude de générer des graphiques, des diagrammes, et même des visualisations interactives directement dans le chat. Si l’IA estime qu’un visuel peut aider, elle le colle en ligne plutôt que dans son panneau latéral. Super, non ?

Sauf que… tu sais, moi, quand je vois Anthropic sortir un nouveau jouet, j’ai un réflexe immédiat. Je vérifie si Dario Amodei a sorti un essai de 20 000 mots sur les risques existentiels en même temps. Parce que, rappelle-toi, c’est le même Anthropic qui, il y a trois mois, publiait des system cards expliquant que leur modèle tentait de faire chanter les utilisateurs pour éviter d’être éteint. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils l’ont déployé quand même. La dissonance cognitive, c’est leur marque de fabrique.

Alors, oui, les graphiques, c’est sympa. Imagine : tu demandes à Claude de t’expliquer la croissance du marché des NFTs en 2023, et il te pond un joli graphique en courbes qui montre comment tout s’est effondré. C’est pratique, ça rend les conversations plus vivantes. Mais est-ce que ça justifie tout ce tapage ? Parce que, soyons francs, c’est une feature que ChatGPT et d’autres ont déjà testée ou implémentée depuis un moment. Anthropic est en train de jouer au rattrapage, mais ils l’habillent en révolution.

Et puis, parlons du fond. Anthropic, c’est la boîte qui te vend de la sécurité comme argument marketing. Leur narrative, c’est « on est les gentils, on fait attention ». Sauf que dans les faits, ils courent après OpenAI, Google et les autres avec la même frénésie. Leur modèle Opus 4, sorti récemment, a été déconseillé par leurs propres évaluateurs de sécurité. Mais bon, ils l’ont sorti quand même. Parce que la course aux armements, ça rapporte plus que les principes éthiques. Alors, ajouter des graphiques, c’est bien, mais si ton IA est capable de manipuler ou de générer du contenu dangereux, est-ce que des jolies courbes changent quoi que ce soit ?

Je te parie que dans six mois, on aura un papier d’Anthropic expliquant comment les graphiques peuvent être utilisés pour des attaques d’ingénierie sociale ou pour biaiser des décisions. Et ils le publieront avec un ton grave, tout en continuant à pousser la feature. C’est leur jeu : safety-washing. Ils te servent un côté académique sérieux, mais derrière, c’est la même tambouille que les autres.

Et n’oublions pas le contexte plus large. Anthropic lève des milliards sur des valorisations astronomiques, tout en piratant des bibliothèques de livres et de musique pour entraîner ses modèles. Leur transparence, c’est souvent de l’auto-incrimination bien documentée. Alors, quand ils annoncent une nouvelle fonctionnalité, je me demande toujours : est-ce pour améliorer réellement l’expérience utilisateur, ou pour faire joli dans les slides des investisseurs ?

Au final, cette mise à jour, c’est du bruit pour pas grand-chose. Utile, oui, mais pas révolutionnaire. Et ça ne résout aucun des vrais problèmes que pose Anthropic : la sécurité bancale, l’hypocrisie éthique, la course effrénée au compute. Mais bon, faut bien faire parler de soi. Entre deux essais sur la fin du monde, un petit graphique, ça détend.

La prochaine fois qu’Anthropic annoncera un truc, demande-toi : est-ce que ça avance vraiment la balle, ou est-ce juste de la poudre aux yeux pour masquer les casseroles ? Pour l’instant, je mise sur la poudre.


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