Revolut en plein paradoxe climatique

Revolut, la fintech anglaise qui vient enfin d’obtenir sa licence bancaire après cinq ans de paperasse, a publié son rapport annuel 2025. Résultat : un bénéfice net qui explose à 1,7 milliard de livres, soit une hausse de 57 %. La cerise sur le gâteau ? Une bonne partie de cette manne provient du trading crypto et des services liés à l’IA, ces deux secteurs notoirement gourmands en électricité.

Et là, c’est le drame. Dans le même document, Revolut alerte sur un « risque réputationnel » lié à ces activités. Traduction : « On se fait des couilles en or avec des trucs qui crament la planète, mais faudrait pas que les écolos nous cassent les pieds. » Le culot, c’est un art.

Pendant ce temps, TechRepublic publie un article qui tombe à pic : « La crise énergétique de l’IA est plus proche que tu ne le crois ». Les data centers, ces monstres assoiffés de watts, commencent à faire flipper jusqu’aux géants de la tech. Les réseaux électriques sont à genoux, et l’expansion folle de l’IA pourrait bien buter contre un mur de briques rouillées et de transformateurs en surchauffe.

Revolut, donc, joue à la fois le dealer et le médecin. D’un côté, ils poussent le crypto et l’IA comme si demain n’existait pas. De l’autre, ils sortent un petit paragraphe dans leur rapport pour dire « attention, ça pourrait nous retomber dessus ». C’est du greenwashing à l’état pur, mais avec une touche de cynisme qui force le respect. Ils savent très bien que sans ces secteurs, leurs profits ne seraient pas aussi jolis. Mais bon, faut bien montrer patte blanche avant de débarquer aux États-Unis, non ?

Le vrai problème, c’est que Revolut n’est qu’un symptôme. Toute l’industrie est dans le déni. OpenAI, Anthropic, Google — tous promettent des miracles tout en ignorant l’éléphant dans la pièce : d’où va venir l’électricité ? Les énergies renouvelables ne suivent pas, et les vieilles centrales à charbon sont déjà en PLS. On va droit dans le mur, mais tant que les chiffres sont verts, tout le monde s’en fout.

Et pendant que les actionnaires de Revolut se frottent les mains, le reste d’entre nous va devoir gérer les blackouts et la facture d’électricité qui s’envole. Ironie suprême : peut-être qu’un jour, ton assistant IA préféré sera coupé parce que Revolut a trop miné de Bitcoin. La boucle est bouclée.

Alors, Revolut, tu veux éviter le backlash ? Commence par arrêter de financer les trucs qui nous plombent. Sinon, ton risque réputationnel, il va vite devenir un risque existentiel.


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