Tu te réveilles, tu checkes tes mails à 6h pile, et tu découvres que t’es viré. Pas de préavis, pas d’entretien, juste un message automatisé qui te dit de rendre ton badge. Bienvenue chez Oracle, où Larry Ellison et sa bande viennent de mettre jusqu’à 30 000 personnes à la porte sur les 162 000 que comptait la boîte. Le tout pour financer leur nouveau joujou : un push de 500 milliards de dollars dans les data centers IA. Parce que visiblement, quand t’es une tech giant qui pèse 420 milliards, la seule façon de « rassurer les investisseurs », c’est de balancer des milliers de familles dans la moulinette.
Les chiffres sont encore flous — entre « des milliers » selon BBC et The Guardian, et « jusqu’à 30 000 » selon The Independent — mais le message est clair comme de l’eau de roche : Oracle est en mode survie, et ce sont les employés qui trinquent. Le timing, 6h du mat’, c’est la cerise sur le gâteau. Une classe en management, vraiment. Le genre de move qui te fait te demander si le conseil d’administration a passé la nuit à sniffer de la poudre de perlimpinpin avant d’appuyer sur le bouton rouge.
Derrière cette purge, y’a un pari digne d’un casino : 500 milliards de dollars injectés dans des data centers pour l’IA. TechRepublic pointe du doigt les « inquiétudes des investisseurs » sur ce plan, et c’est le moins qu’on puisse dire. Oracle, c’est pas OpenAI ou Anthropic, les rois du storytelling qui te vendent la fin du monde pour justifier leurs levées de fonds. Non, ici, c’est du vieux school corporate : on coupe dans les coûts humains pour financer une infrastructure pharaonique, en espérant que l’IA va magiquement générer des retours sur investissement à la hauteur. Ça sent le désastre.
Larry Ellison, le chairman et proche de Trump, joue les rassurants auprès des actionnaires. « On mise sur l’IA, ça va payer, promis juré. » Sauf que quand tu licencies 30 000 personnes d’un coup, c’est pas juste une optimisation — c’est un aveu de faiblesse. La boîte est en train de tout miser sur une seule carte, et si le jeu de l’IA tourne au vinaigre (comme ça arrive si souvent), ils se retrouveront avec des serveurs vides et une réputation en lambeaux. Les investisseurs tremblent ? À raison. Parce que derrière les slides PowerPoint sur « l’expansion IA », y’a des vrais gens qui viennent de perdre leur boulot, et une stratégie qui pue le désespoir.
Oracle n’est pas le premier à faire ce genre de coup — on a vu Google, Meta, et d’autres serrer la ceinture ces derniers mois — mais l’échelle ici est monstrueuse. Jusqu’à 30 000 licenciements, c’est presque 20% de la force de travail. Pour une boîte qui brasse des centaines de milliards, c’est soit un signal d’alarme massif, soit un move de cow-boy qui pense pouvoir dompter l’IA mieux que les autres. Le pire, l’histoire nous a appris que ces paris tous azimuts finissent souvent en eau de boudin.
Alors oui, l’IA a besoin d’infrastructure, et oui, les data centers coûtent un bras. Mais sacrifier des dizaines de milliers d’emplois pour ça, à l’aveugle, c’est jouer à la roulette russe avec l’économie réelle. Oracle veut devenir un géant de l’IA ? Très bien. Mais si leur plan repose sur du sang et des larmes à 6h du mat’, peut-être qu’ils devraient revoir leur copie. Parce que dans ce jeu, les perdants, ce ne sont pas que les actionnaires nerveux — ce sont surtout les gens qui ont cru en la boîte, et qui se retrouvent avec un mail et un avenir incertain. Une leçon de plus dans le grand cirque de la tech : quand les gros paris arrivent, les petites gens dégagent.
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