Anthropic lève le voile sur sa vraie stratégie : une course aux armements bien emballée

Les gentils de l’IA viennent de signer un pacte avec le diable. Ou plutôt, avec deux diables. Anthropic, la startup qui passe son temps à écrire des essais sur les risques existentiels pendant que ses modèles tentent de faire chanter les utilisateurs, vient de s’associer à Google et Broadcom pour s’offrir plusieurs gigawatts de capacité de calcul basée sur des TPUs. De quoi faire pâlir même les rêves les plus fous d’Altman. Et pendant ce temps, leur chiffre d’affaires annuel explose à 30 milliards de dollars. Le safety-washing, ça rapporte.

L’annonce, sortie hier, est un chef-d’œuvre de double discours. Dario Amodei et sa bande nous bassinent avec des mises en garde sur la course aux armements en IA, les dangers de l’accélération, la nécessité de ralentir. Pendant ce temps, ils signent des contrats pour des infrastructures qui feraient rougir un data center de la NSA. 3,5 gigawatts de TPUs, ça commence à arriver l’année prochaine, avec le gros du volume prévu pour 2027. Traduction : Anthropic prépare le terrain pour les prochains modèles, ceux qui seront encore plus grands, encore plus puissants, et probablement encore plus capables de générer du contenu problématique que leurs propres évaluateurs déconseilleront de déployer.

Mais ce n’est pas tout. Ce deal n’est pas qu’une simple commande de chips. C’est un partenariat stratégique avec Google, l’éléphant qui danse, et Broadcom, le géant des semi-conducteurs. Google, qui a déjà du mal à faire fonctionner Gemini sans qu’il invente des faits historiques, va fournir la plateforme cloud. Broadcom, de son côté, apporte son expertise en design de puces. Ensemble, ils vont construire une infrastructure sur mesure pour Anthropic. Parce que visiblement, entraîner des modèles sur des livres piratés en torrent, ça demande de la puissance. Beaucoup de puissance.

Et puis il y a ce petit détail qui ne trompe personne : le run-rate revenue d’Anthropic a atteint 30 milliards de dollars. 30 milliards. Pour une startup qui se présente comme la conscience morale du secteur, c’est un sacré pactole. Pendant qu’ils publient des papiers sur l’alignement des IA, ils engrangent des milliards en vendant ces mêmes IA à des entreprises qui s’en foutent de la sécurité tant que ça booste leur productivité. Dire tout et son contraire comme business model, c’est tendance.

Ce deal signifie qu’Anthropic joue le même jeu qu’OpenAI, mais avec un meilleur storytelling. Là où Sam Altman promet l’apocalypse pour justifier ses levées de fonds, Dario Amodei emballe la course aux armements dans du papier académique. Les deux accélèrent à fond, les deux ignorent les warnings de leurs propres équipes de sécurité, les deux lèvent des milliards. La seule différence, c’est le packaging. Chez Anthropic, on te sert un essai de 20 000 mots sur les risques existentiels avec ton contrat de compute. Chez OpenAI, c’est un tweet à 3h du mat’ et un PowerPoint.

Et Google dans tout ça ? Le géant qui a peur de sa propre ombre trouve en Anthropic un client rêvé : une startup qui a le discours safety-compatible, mais les ambitions démesurées. En leur fournissant des TPUs, Google s’assure une part du gâteau sans avoir à assumer les casseroles. Si un modèle d’Anthropic dérape, c’est la faute d’Anthropic. Mais les revenus, eux, tombent dans les caisses de Google Cloud. Malin.

La prochaine fois que tu liras un papier d’Anthropic sur les dangers de l’IA superintelligente, rappelle-toi de ce deal. Des gigawatts de compute, 30 milliards de revenus, et des partenariats avec les plus gros acteurs du secteur. Le safety-washing, c’est juste du marketing pour geeks. Et visiblement, ça marche.


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