Anthropic, la startup derrière Claude, vient de signer un pacte faustien avec Amazon. 5 milliards de dollars d’investissement en plus, pour un total de 13 milliards. En échange, Anthropic promet de dépenser plus de 100 milliards sur AWS dans la décennie à venir. Tu lis bien : 100 milliards. De quoi acheter 5 gigawatts de puissance de calcul, soit l’équivalent de cinq centrales nucléaires dédiées à faire tourner des modèles. La startup qui prêchait la prudence vient de s’endetter pour un siècle sur le cloud du géant.
Amazon sécurise un client captif pour ses puces Trainium, actuelles et futures. Anthropic tente de rattraper son retard en infrastructure après des pannes embarrassantes cette année. Mais à ce prix-là, c’est moins un partenariat qu’une prise d’otage. Anthropic va devoir générer des revenus monstres juste pour payer sa facture AWS. Ou alors, espérer une nouvelle levée encore plus folle.
Pendant ce temps, The AI Insider rapporte que la NSA utilise déjà une version restreinte de Claude pour la cybersécurité. Le même modèle dont les propres testeurs d’Anthropic déconseillaient le déploiement. Le grand écart permanent atteint des sommets : Dario Amodei écrit des essais sur les risques existentiels. Il vend aussi des accès à des agences gouvernementales et s’endette jusqu’au cou pour acheter du compute. Le safety-washing n’a jamais été aussi lucratif.
La vraie question, c’est : qui croit encore au discours d’Anthropic ? Ils lèvent des milliards, s’engagent sur des dépenses pharaoniques, vendent à des clients sensibles, tout en publiant des papiers sur l’alignement éthique. C’est OpenAI avec un vernis académique. La course aux armements est la même, les raccourcis sont les mêmes. Sauf qu’ici, la facture est juste plus visible : 100 milliards sur dix ans, ça laisse des traces.
Amazon, lui, rigole. Peu importe si Anthropic craque ou réussit, les serveurs AWS tourneront. C’est le deal parfait : tu finances ton concurrent potentiel tout en le liant à ton infrastructure. Même en cas d’échec, tu récupères les data centers. Le cloud, c’est la maison de retraite des startups surendettées.
Anthropic joue son va-tout. Avec 5 gigawatts et l’intégration profonde aux puces maison d’Amazon, ils espèrent enfin tenir la dragée haute à OpenAI et Google. Mais à ce stade, c’est moins une startup qu’une filiale déguisée. La prochaine fois que Dario parle de risques existentiels, demande-lui juste combien il doit à Jeff Bezos.
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