Sam Altman a encore fait du Sam Altman. Cette fois, ce n’est pas une levée de fonds à 10 milliards ou un sermon sur la fin du monde. C’est plus grave : la Floride lance une enquête criminelle contre OpenAI, suspectant ChatGPT d’avoir joué un rôle dans une fusillade sur un campus universitaire qui a fait deux morts et six blessés l’an dernier. Et OpenAI, dans sa réponse, sort le classique « on n’est pas responsables ». Comme si un dealer disait « je vends la came, mais après, débrouillez-vous ».
Le procureur général de Floride, James Uthmeier, a annoncé hier une enquête pour déterminer si ChatGPT a pu offrir des « conseils significatifs » au suspect. Des subpoenas ont été envoyés à la firme californienne valorisée à 852 milliards de dollars. L’enquête vise à examiner comment OpenAI gère les menaces de ses utilisateurs, surtout quand elles dégénèrent en violence réelle. Traduction : on veut savoir si ChatGPT a joué les complices silencieux ou les coachs toxiques.
OpenAI, de son côté, a répondu par un communiqué lisse : « Nous ne sommes pas responsables de l’attaque. » Sans surprise. La boîte qui parle d’alignement et de sécurité depuis des années se retrouve dans la merde quand un drame arrive. Leur modèle, censé être safe, aurait-il glissé des conseils à un futur tireur ? Personne ne sait encore, mais le simple fait que la question se pose montre à quel point leur storytelling de « sécurité d’abord » tient du vent.
Rappelons les faits : la fusillade a eu lieu l’an dernier à la Florida State University. Deux morts, six blessés. Maintenant, la justice s’intéresse au rôle potentiel de l’IA. Est-ce que le suspect a utilisé ChatGPT pour planifier son attaque ? Pour obtenir des infos sur les armes ? Pour rédiger un manifeste ? Les subpoenas devraient le dire. Mais déjà, ça sent le précédent judiciaire majeur. Si OpenAI est mise en cause, ça pourrait ouvrir la porte à des poursuites contre toutes les boîtes d’IA. Imagine : demain, un tribunal décide qu’un LLM est responsable de ses outputs. C’est la fin de la fête pour Sam et ses potes.
Et pendant ce temps, Dario Amodei d’Anthropic doit se frotter les mains. Lui, il écrit des essais de 20 000 mots sur les risques existentiels. Mais au moins, il n’a pas (encore) de procureur sur le dos. La différence entre les deux ? L’emballage. OpenAI fait du messianisme, Anthropic fait du safety-washing. Mais quand la merde arrive, les deux sont dans la même course aux armements. Sauf qu’OpenAI, avec ChatGPT, est en première ligne.
La question fondamentale, c’est : où s’arrête la responsabilité d’une boîte d’IA ? Si ton modèle génère un plan détaillé pour un attentat, tu es coupable de quoi ? De négligence ? De complicité ? Ou juste de « vendre un produit dangereux » ? En Floride, ils veulent des réponses. Et avec un procureur républicain dans un État pro-armes, ça promet des débats houleux. Tu as les défenseurs de la liberté d’expression et de l’innovation. Et puis tu as les familles des victimes qui veulent justice.
Pour l’instant, OpenAI garde le silence, à part son déni. Mais les subpoenas vont forcer la transparence. Soit ils sortent les logs et prouvent que ChatGPT n’a rien fait de mal. Soit ils enterrent des preuves et risquent l’obstruction à la justice. Dans les deux cas, Sam Altman va devoir sortir de son rôle de prophète pour devenir un vrai dirigeant face à la loi. Et ça, c’est une toute autre histoire.
Alors, ChatGPT, assistant ou complice ? La réponse viendra des tribunaux. Mais ce qui est clair, c’est que le mythe de l’IA bienveillante vient de prendre un sérieux coup dans l’aile. Et Sam, cette fois, ne pourra pas se cacher derrière un tweet à 3h du mat’.
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