Eric Schmidt se fait huer par 10 000 diplômés quand il parle IA : la génération Z n’achète plus la soupe

Tu veux un signe que le bullshit techno-optimiste commence à sérieusement saouler les premières concernées ? Eric Schmidt, l’ancien big boss de Google, s’est fait huer dimanche lors d’un discours de remise des diplômes à l’Université de l’Arizona. Devant 10 000 étudiants en toge, le milliardaire a cru bon de causer des bienfaits de l’IA. Résultat : des huées, pas de la timidité. Les vidéos tournent sur les réseaux, BBC et Guardian en parlent, et franchement, c’est jouissif à regarder.

L’ironie, c’est que le mec a passé une décennie à façonner cette même industrie, accumulant une fortune de plusieurs milliards. Mais visiblement, les jeunes n’ont pas la mémoire courte. Les dernières enquêtes Pew le confirment : les Américains sont désormais plus inquiets qu’excités par l’IA. Et les diplômés de 2026, qui débarquent sur un marché du travail où l’automatisation tourne à plein régime, sont en première ligne. Quand le type qui a contribué à lancer ce rouleau compresseur te dit « l’IA va changer le monde », on pense à son CV déjà en compétition avec des bots.

Schmidt a beau avoir été un visionnaire, il porte maintenant l’étiquette du « privilégié de la tech qui parle depuis son bunker doré ». Les huées, c’est la réaction viscérale d’une génération qui ne croit plus au messianisme siliconien. Et ce n’est pas un accident : selon NBC, d’autres intervenants de cérémonies de remise de diplômes se sont fait huer pour des propos similaires. Un pattern, pas un coup d’isolement.

Et franchement, personne ne peut les blâmer. Les étudiants voient les plans de licenciements dans la tech, les postes qui disparaissent, les bullshit jobs qui se font aspirer par des chatbots. Alors quand un ex-boss de la tech vient te servir le même baratin « transformation positive » avec le sourire Colgate, le réflexe, c’est pas l’applaudissement. C’est la bronca.

Ce moment est un révélateur : le mépris des élites tech pour les angoisses du monde réel a ses limites. Schmidt, qui a passé sa carrière à vendre du rêve numérique, s’est pris une douche froide. Et c’est peut-être le signe que le vent tourne, même dans le temple de l’innovation. Reste à savoir si les tours d’ivoire de la Silicon Valley entendent ce bruit-là.


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