Cognizant recrute 20 000 juniors et balance que le tokenmaxxing c’est du vent

Alors que toute la Silicon Valley répète que les juniors sont bons à jeter aux orties, Cognizant, le géant IT à 27 milliards de dollars, fait le chemin inverse. Ravi Kumar S., son CEO, annonce l’embauche de plus de 20 000 diplômés cette année. Ouais, 20 000. Pas des agents IA, pas des bots, des humains avec des diplômes et probablement des dettes étudiantes.

Et pour enfoncer le clou, le bonhomme balance une perf’ verbale qui devrait faire réfléchir tous ceux qui passent leur temps à mesurer leurs tokens comme des gamins devant leur score au jeu vidéo : le tokenmaxxing, c’est une « métrique de vanité ». Traduction : arrêtez de vous branler sur le nombre de tokens générés par vos modèles, ça ne veut rien dire sur la valeur réelle produite. Autant juger un restaurant au nombre de fourchettes qu’il sort du lave-vaisselle.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Parce que dans la même semaine, Ollie O’Donoghue, le directeur de la recherche de Cognizant, balance une prédiction qui donne froid dans le dos : 90% des emplois seront « disruptés » par l’IA d’ici 2032. Et surprise : on serait déjà en avance sur le calendrier. Même les plombiers sont dans le viseur. « Le plombier répare toujours le tuyau », explique-t-il, « mais l’IA peut inspecter et diagnostiquer ». Traduction : ton job ne disparaît pas complètement, mais il se transforme en une version où tu fais moins de trucs intéressants pendant que l’IA fait la partie « intelligente ».

Qui croire ? Les deux, mon capitaine. Parce que le message, il est subtil : oui, l’IA va transformer radicalement le travail, mais non, ça ne veut pas dire qu’il faut virer tous les juniors et ne garder que des ingénieurs IA à 200K. Cognizant mise sur une stratégie de formation massive : prendre des jeunes, les former aux outils IA, et les déployer chez les clients. C’est le pari que l’humain augmenté reste plus pertinent que l’automate parfait.

Pendant que les startups brûlent du cash pour remplacer des employés par des agents qui hallucinent la moitié du temps, Cognizant fait le pari inverse : des humains, beaucoup d’humains, mais formés à l’IA. C’est le modèle « assistants, pas remplaçants » porté à l’échelle industrielle. Et le CEO qui se permet de tacler le tokenmaxxing, c’est un signal que même dans les bastions de l’IT, on commence à se lasser des métriques creuses.

Alors la prochaine fois qu’un startup te vante ses « milliards de tokens traités », demande-lui combien de vrais problèmes ça a résolus. Si la réponse commence par « euh », rappelle-toi que Cognizant recrute 20 000 personnes cette année. Pas pour faire joli, pour faire tourner la machine. Et ça, c’est peut-être la meilleure nouvelle pour les juniors qui stressent leur avenir.


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